Colette Noyau
Université Paris Ouest Nanterre La Défense, MoDyCo CNRS
http://colette.noyau.free.fr
Résumé
L’atout central de l’enseignement primaire bilingue semble être de permettre aux jeunes élèves de prendre appui sur une langue qui leur est familière et sur des connaissances du monde déjà construites dans leur environnement social et écologique pour devenir écolier et construire les connaissances scolaires en deux langues.
Mais la question du transfert est la plupart du temps vue par l’institution du point de vue de l’enseignant seul (par ex. quand on écrit : « La 3e année est l’année du transfert »), ce qui laisse inférer qu’il suffit de présenter à l’apprenant une mise en relation des éléments de/en L1 et des éléments correspondants de/en L2 pour que transfert il y ait.
On présente un état critique des pratiques des maîtres du primaire bilingue dans leurs classes relativement aux transferts linguistiques et aux transferts de connaissances, particulièrement dans les paliers charnière 3e-4e année, telles qu’elles apparaissent à l’observation, pour poser la question cruciale des processus de transfert d’apprentissage chez les élèves, leurs conditions, leurs limites, les facteurs qui favorisent chez les apprenants des processus de mise en relation des langues et des savoirs conduisant à la consolidation des savoirs scolaires souhaités.
Mots-clé : bi-plurilinguisme, apprentissages, transferts, école bilingue, formation des enseignants