L'Antiquité et
Byzance, avec tous leurs approfondissements, tous leurs
prolongements, toutes leurs empreintes, constituent indiscutablement
un bien universel ; en le mettant en valeur Kyriakos
Charalambidis réussit du même coup à
communiquer avec son lecteur d'où qu'il vienne, et à
rattacher au passé et à mettre en évidence de
cette manière la matière grécochypriote
actuelle. L'Antiquité, à coup sûr, et Byzance
ne cessent de constituer les pierres angulaires qui rendent son
discours poétique universel et profondément humain.
Dans tout ce processus se cachent aussi l'idée et le sentiment du prédéterminé, non pas du destin incontrôlable ou de la fatalité, mais d'un projet divin sagement ménagé et clairement défini, qui doit être arrangé et amené à son terme. Ainsi, le poète suggère et au fond annonce la résurrection, même à l'heure du grand deuil, il promet, après la descente aux Enfers, le réveil et même l'ascension et la rédemption.
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