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«Seuls les patrons français et québécois estiment ringard d’utiliser leur langue» ( Par Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, Le Figaro)

TRIBUNE - Dans tous les pays à l’identité forte et sereine, les entrepreneurs baptisent leur entreprise d’un nom emprunté à la langue nationale. Or, tel n’est plus le cas ni en France ni au Québec, s’inquiète Jean-Frédéric Légaré-Tremblay.


Québécois, Jean-Frédéric Légaré-Tremblay est ancien grand reporter, politologue et responsable, en particulier, des partenariats au Centre d’études et de recherches internationales de l’université de Montréal (Cérium).


De part et d’autre de l’Atlantique francophone, les entrepreneurs rêvent en masse leurs ambitions internationales en anglais. La tendance ne se dément pas, bien au contraire. Du côté de la France, pas moins de 15 des 23 licornes recensées en 2021, ces entreprises technologiques non cotées en bourse et valorisées à plus de 1 milliard de dollars, portent un nom à consonance exclusivement anglophone. La French Tech se porte bien. Au Québec, ce sont 27 des 50 championnes de la croissance répertoriées par le magazine d’affaires publiques L’Actualité qui ont baptisé leur entreprise en anglais.

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