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Pétition des enseignants italiens pour l'abrogation de l'article 25 en Italie

À M. le Ministre de l'Education Nationale

À la VII Commission de l'Education de la Chambre des représentants
Aux Organisations Syndicales
Aux Directeurs des écoles
À l'association ANILS
Aux associations ANIF ADILT - AISPI Scuola

Les enseignants de langues étrangères, de plus en plus inquiets du traitement réservé à la deuxième langue communautaire dans l'enseignements secondaire - collège -, et en vue d'ajustements éventuels et souhaitables à apporter à la reforme Moratti, entrée en vigueur à compter de l'année scolaire 2006-07, considèrent qu'il est nécessaire de soumettre quelques réflexions aux autorités susnommées.

Nous soulignons les disparités et différences marquées qui existent malheureusement parmi les enseignants ; mais les plus importantes et jamais mises en lumière sont les différences liées à la matière enseignée : nous songeons au fait que la deuxième langue communautaire enseignée, qu'il s'agisse du français, de l'allemand ou de l'espagnol, de plus en plus affaiblie par rapport à la langue anglaise, n'est enseignée que deux heures par semaine contre trois pour l'anglais, comme s'il s'agissait d'une langue moins importante. Il faudrait réintroduire dans l'horaire scolaire un équilibre qui lui fait défaut.

C O N S I D É R A N T

- que l'apprentissage/l'enseignement d'une langue a besoin de davantage de temps et de place par rapport aux deux heures prévues, qui sont insuffisantes pour faire acquérir aux élèves les compétences nécessaires aussi bien orales qu'écrites.

- que dans les pays de la Communauté européenne, comme la France, par exemple, l'on consacre aux moins trois heures à la deuxième langue communautaire.

É T A N T  D O N N É

- qu'il existe des difficultés objectives, dues au fait que, pour atteindre les 18 heures par semaine il faut additionner plusieurs séquences, neuf classes par exemple, souvent dans des écoles différentes, puisque le choix de la deuxième langue est laissé à la famille ou à l'élève, ce qui signifie qu'il faut prendre part à plusieurs conseils de classe dans plusieurs établissements.

C O N S I D É R A N T

- un troisième ordre de problèmes, jamais souligné : le fait qu'il faut corriger 250 contrôles par mois, ce qui tout compte fait constitue 20 heures de travail environ, que personne ne prend en considération.

E XA M I N A N T

- Un quatrième ordre de problèmes, dernier mais non pas moins important : la disparité de traitement économique, ainsi que de charge de travail. Pour la précision : les enseignants à temps déterminé de la deuxième langue communautaire tout en travaillant 18 heures en classe -- l'équivalent des heures réglementaires -- sont payés seulement jusqu'au terme des activités didactiques, c'est-à-dire jusqu'à la fin de juin, en dépit du fait qu'ils doivent chaque année faire passer des examens écrits et oraux dans plusieurs classes de fin de cycle. Les enseignants à temps déterminé d'autres matières, comme par exemple l'italien ou les mathématiques, ont eux le privilège d'être payés jusqu'au mois d'août, si le poste n'a pas été pourvu, et ce même sans examen.

Les enseignants de la deuxième langue communautaire :

D E M A N D E N T

- Une réflexion attentive, impartiale et e approfondie sur les questios liées à l'enseignement/apprentissage des autres langues communautaires

- L'abrogation définitive de l'art.25 du Décret-Loi n. 226/2005 qui propose une vision myope et totalement en dehors d'un contexte international sain, et qui protège de façon discriminatoire la seule langue anglaise.
Vous pouvez signer la pétition en ligne en cliquant ICI et ICI pour la signature sur le site italien.