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Enseigner en français ou en dioula ? (L'actualité/Monde)

Pour défendre le français en Afrique, il faut défendre les langues africaines. C’est un des nombreux paradoxes de la francophonie sur ce continent, selon le linguiste ivoirien Jean-Martial Kouamé.

En Côte d’Ivoire, le tiers de la population parle le français, un taux qui s’élève à 80 % pour la capitale. Mais ce n’est la langue maternelle de presque personne. À la maison, la majorité des gens s’expriment dans l’une ou l’autre de la soixantaine de langues du pays. Une quinzaine sont pratiquées par plus de 2 % de la population, dont les trois principales, le dioula (17 %), le baoulé (15 %) et le sénoufo (8 %).

Le français continue néanmoins d’être la langue administrative et d’enseignement. Un choix fait par de nombreux pays africains ayant acquis leur indépendance au tournant des années 1960, puisqu’il s’agit d’une langue internationale utile en commerce, en science et en diplomatie, entre autres.

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