Quand un patron s'adresse à l'ensemble de son personnel, ou à l'encadrement et aux représentants du personnel, c'est qu'il a des choses importantes à leur dire. Mais quand il le fait dans une langue que ceux-ci ne comprennent pas ou mal dans leur majorité, il crée un malaise, et à quoi bon leur parler puisqu'il n'est pas sur d'être compris. Donc, être compris de son personnel n'est pas pour lui important. Comment interpréter ce comportement : du mépris, une certaine forme d'incompétence ou les deux ? Se faire comprendre de son personnel devrait être le ba-ba du chef. Dans le délire de la mondialisation néolibérale (il y a d'autres façons de concevoir la mondialisation), certains ont cru pouvoir faire l'impasse sur la langue et imposer la langue unique, nouvelle forme de totalitarisme. Trop peu de syndicats réagissent face aux abus que subissent les personnels, ce genre d'abus étant généralement la manifestation d'attitudes et de pratiques plus fondamentales, préjudiciables à l'entreprise elle-même et à ses salariés. Voici à télécharger un exemple. Chacun jugera. Par chance, tous les dirigeants d'entreprise ne sont pas ainsi, il s'en faut de beaucoup. Le monolinguisme pour un dirigeant d'entreprise internationale est à nos yeux une infirmité. Pour diriger une entreprise internationale, il devrait être plurilingue. Le responsable de demain devra être plurilingue. Mais comme il ne pourra parler toutes les langues de son entreprise, il devra penser à la traduction et à l'interprétation. Elementaire...
L'OEP