Logo de l'OEP

Seleziona la tua lingua

Logo de l'OEP

La difficulté d’obtenir un crédit lorsque banquier et client ne parlent pas la même langue

Jérémie Bertrand, Professeur de finance, IÉSEG School of Management; Caroline Perrin, Postdoctorante, Utrecht University et Sarah Maire, Assistant Professor in Accounting and Control, Ph.D., IÉSEG School of Management

 
Une banque qui prête à un particulier ou une entreprise se trouve toujours dans une situation d’asymétrie d’information. La personne ou l’entreprise qui emprunte sait en effet mieux que la banque si il ou elle aura la capacité de rembourser les fonds prêtés. Le rôle des chargés d’affaires dans le processus d’octroi de crédit et de détermination du taux d’intérêt est alors crucial pour la réduire. Ils recueillent des informations pour se forger une opinion professionnelle sur les demandes de leurs clients avant d’évaluer leur situation financière.

Ce processus décisionnel repose sur deux types d’informations : d’une part, il y a l’information dite « hard », c’est-à-dire l’information quantitative, telle que les bilans et les comptes de résultat, qui sont facilement évaluables avec des connaissances économiques et financières. D’autre part, il y a l’information dite « soft », c’est-à-dire l’information qualitative recueillie lors des interactions entre l’agent de crédit et ses clients, comme les entretiens et les mails. Cette composante est davantage sujette à interprétation.

Que se passe-t-il lorsque les échanges entre le conseiller et le client, ainsi que le montage du dossier, se déroulent dans une langue que le conseiller ne maîtrise pas parfaitement ? Si le conseiller est, par exemple...

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.