Actualitté, 26 novembre 2024
Menacée par l'intelligence artificielle, la traduction est désormais au cœur des débats dans les quatre coins du monde. Dans ce contexte, et dans une logique de protection, Avignon université et la Cité internationale de la langue française appellent à l’inscription de ce métier au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Une initiative inédite sur laquelle revient Laurent Lombard, professeur à Avignon université et traducteur. Par Karim El Haddady.
ActuaLitté : Avignon Université, à laquelle vous êtes affilié, et la Cité internationale de la langue française veulent que la traduction soit inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Quels sont les principaux objectifs de cette initiative ? Et où en est-elle ?
Laurent Lombard : La demande à l’UNESCO ne peut être portée que par le ministère de la Culture avec le soutien de la présidence de la République. C’est un processus très long qui prend plusieurs années. L’initiative portée par Avignon Université et la Cité internationale de la langue française (institution qui a été créée sur demande du Président de la République) sont les premières pierres de ce long processus.