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Les interviews en néerlandais sous-titrées dès le printemps au JT de la RTBF

INFO RTBF

21 février 2009

La RTBF va généraliser dès le printemps prochain le sous-titrage en français des interviews en néerlandais dans son journal télévisé, plutôt que de recourir au doublage des voix, suivant en cela une résolution du Parlement de la Communauté française, a confirmé jeudi la chaîne publique.

Voir l'original sur le site Info Rtbf

Le parlement francophone avait adopté en juin dernier à l'unanimité une résolution visant à généraliser le sous-titrage des interventions en néerlandais et en allemand des personnes interviewées dans les journaux télévisés ou dans les magazines de la RTBF.

La chaîne publique va lancer le projet dès le printemps pour son JT, au mois d'avril. Elle commencera par le sous-titrage des interventions en néerlandais, avant d'envisager celles en anglais par la suite. "Cela se fera par étape, et à l'exception des sujets montés tardivement ainsi que des directs", précise-t-on.

Le sous-titrage systématique devrait intervenir en même temps que le passage au tout numérique du JT ertébéen, dans le cadre du projet NumProd.

Lors du débat sur la résolution parlementaire, des voix avaient évoqué une difficulté supplémentaire imposée au téléspectateur de la RTBF par rapport à celui de RTL, qui lui continuerait à entendre les interviews doublées.

Boulevard Reyers, on reconnaît que le sous-titrage n'est pas ancré dans les habitudes francophones. Mais "nous sommes une télévision publique, dans un pays multilingue ouvert sur le monde", souligne-t-on. Les sous-titres concerneront des séquences brèves (les interviews) dans le format spécifique du JT. "Ce n'est pas discriminant ; en outre, le public jeune est bien plus sensible de nos jours à l'apprentissage du néerlandais", fait-on valoir.

Les partis politiques au parlement francophone avaient tous souligné l'intérêt du sous-titrage des séquences, outil de meilleure compréhension mutuelle des cultures des autres communautés. Les sous-titres permettent de mieux comprendre l'autre langue et la réflexion de l'interlocuteur, avaient-ils souligné.

Evoquant une étude universitaire, le député André du Bus, auteur de la résolution sur le sujet, avait souligné que 21,5% des Belges francophones disaient connaître bien ou très bien le néerlandais, alors que 52,2% des néerlandophones disaient connaître bien ou très bien le français. Les auteurs de cette étude attribuaient notamment cette différence au fait que les télévisions néerlandophones recourent fréquemment aux sous-titres.

Sur la VRT en effet, les interventions en français sont quasi-systématiquement sous-titrées en néerlandais dans les programmes d'information et les journaux télévisés.