Par Anne Fournier, Samedan Publié lundi 9 août 2010 sur le site du Temps
Représentants de la deuxième communauté étrangère des Grisons, quelques Portugais se sont lancés dans l’aventure d’une langue en perte de vitesse, le romanche.
Il a dû renoncer à la mer, se résigner à l’altitude – 1700 mètres – et
accepter «neuf mois d’hiver» par an. «Au moins le romanche ne fut pas
trop difficile à apprendre. Pour les Portugais, c’est comme le foot,
presque un jeu d’enfant!» Dans la salle du club portugais, voisin de
l’aéroport de Samedan, en Haute-Engadine, le rire de Victor Carvalho
est discret, étouffé par ses moustaches. Electronicien et entraîneur du
FC Lusitanos da Samedan,
il a quitté en 1981 sa belle Lisbonne, forcé par la pénurie de travail,
pour suivre un proche déjà installé dans les Grisons. «Je me
débrouillais avec l’anglais et le français. Et j’ai épousé une dame de
Samedan. Cela facilitait les contacts. J’étais l’un des premiers
Portugais ici.» Lire la suite...