Anne Fournier, mercredi 13 octobre 2010
A Zurich, comme à Bâle, l’idée d’imposer des cours d’allemand aux
enfants de langue maternelle étrangère fait jaser. Pour ses promoteurs,
il s’agit de garantir l’égalité des chances.
«C’est inquiétant de voir que les enfants de langue maternelle non
allemande représentent une majorité en primaire, et une nette minorité
au niveau du gymnase. C’est l’expression d’un malaise», déplore Muammer
Kurtulmus. Ce Turc, en Suisse depuis1995, travaille comme assistant
social à Zurich. Il est l’un des vingt membres du Conseil des étrangers de la ville et l’auteur d’une étude qui n’est pas passée inaperçue cet automne, car elle a été mise en évidence par le Tages-Anzeiger.
Depuis 2008, les écoliers de langue maternelle non germanophone
constituent la majorité des élèves zurichois (50,2%). Leur nombre serait
passé de 8396 en 1990 à 13 649 en 2008 (voir ci-contre). Et seule une
minorité poursuit son chemin au gymnase. Lire la suite...