Pendant l’enfance, le cerveau bouillonne de nouvelles synapses, les circuits se sont et se défont à raison de plusieurs millions de connexions par seconde, tandis que chez l’adulte, ces modifications sont plus lentes. La période sensible se referme... Est-ce la fin de l'apprentissage ?
Au départ, l’activité du cerveau est donc très instable. Chez un bébé qui babille, on l’entend littéralement : ses neurones produisent toutes sortes de vocalises aléatoires, au petit bonheur -- bien que les experts y détectent déjà une petite influence de la langue maternelle. Progressivement, semaine après semaine, ce répertoire se rétrécit, les sons deviennent reconnaissables, puis viennent les premiers mots… et les circuits neuronaux se figent à mesure que l’apprentissage converge.