Faire du plurilinguisme une grande cause nationale : C'est une des cinq propositions de l'Union Nationale des Organismes de Séjours Linguistiques et des Ecoles de Langues.
Nous publions ci-près l'intégralité du communiqué de l'UNOSEL. Nous soulignons l'extrait suivant :
"Il s’agit ici de mettre en place une campagne d’information nationale qui permettrait de sensibiliser l’opinion publique sur l’intérêt de l’apprentissage des langues étrangères et gagner les familles à la « cause » du plurilinguisme. Les familles, les élèves et les étudiants seraient les premiers visés par cette campagne. Il conviendrait de cibler également les rectorats, inspections d’académie, équipes de directions des établissements, enseignants …, ainsi que les élus locaux, les chefs d’entreprises, les comités d’entreprise, les chambres consulaires, …
Les familles doivent être sensibilisées au fait qu’elles doivent, avec leurs enfants, bâtir de véritables « stratégies linguistiques », en fonction bien évidemment des aspirations de ces enfants, mais aussi que ces stratégies soient adaptées aux projets professionnels. "
L'information des familles parait un point essentiel. En effet, on observe qu'aujourd'hui 88 % des séjours linguistiques sont dirigés vers des pays anglophones (Royaume Uni, Etats-Unis et Canada). Cette situation est en opposition avec l'état du monde.
Sur 6,6 milliards d'habitants sur terre, l'aire anglophone représente environ 600 millions de locuteurs, le mandarin 1,3 milliards, l'espagnol 400 millions, l'arabe 200 millions, le portugais 200 millions, le français 180 millions et l'allemand 125 millions.
La répartition des séjours linguistiques peut se comparer à celle d'Internet il y a dix ans. 80 % des internautes étaient anglophones en 1996. Ce chiffre est passé à 49 % en 2000 et 27 % en 2005 (d'après Global Reach). De 2000 à 2005, le nombre d'internautes a été multiplié par 2,8.
Depuis 1984, l'objectif officiel de l'Union européenne est que tous les jeunes atteignent la maitrise de 2 langues étrangères. La réalisation de cet objectif devrait logiquement conduire à faire passer la part de l'aire anglophone dans la répartition des séjours linguistiques au-dessous de 50 %. Par ailleurs, l'hyperconcentration des séjours linguistiques sur l'aire anglophone fait clairement apparaitre qu'il s'agit présentement d'une industrie dans laquelle les enjeux culturels sont soit absents, l'attrait culturel de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis étant loin d'être le motif principal du choix des familles, soit au contraire omniprésent, dès lors qu'à travers la langue on impose des modèles culturels.
Le rapport Grin a montré que la seule Grande-Bretagne tirait des séjours linguistiques et des stages de langues organisés en Grande-Bretagne un bénéfice commerciale d'environ 18 milliards d'euros, soit 18 fois le budget de traduction et d'interprétation de l'ensemble des institutions communautaires.
En termes de choix d'opportunité, nous disons aux familles que l"hyperconcentration sur l'offre anglophone est un mauvais service à rendre aux enfants. Sans contester en aucune façon l'utilité d'une maitrise suffisante de l'anglais, compte tenu de la banalisation actuelle de l'anglais, le facteur de différenciation sur le marché du travail est aujourd'hui la maitrise d'une seconde langue, voire d'une troisième langue. La compétence linguistique et interculturelle est une compétence rare et pleine d'avenir. <*> Il faut absolument lire dans son intégralité le document de l'UNOSEL.
L'OEP
Communiqué de presse Jeudi 12 avril 2007 Jacques Maillot : Ambition pour une France qui parle les langues étrangères et relève le défi de la mondialisation !
Permettre aux Français de maîtriser au moins deux langues étrangères : voilà un défi que devra relever le prochain Président de la République ! Un défi tout autant qu’un enjeu économique majeur. Le plurilinguisme favorise une mobilité professionnelle accrue et améliore les perspectives d’emploi. Les chefs d’entreprise ne demandent pas en priorité à l’Etat des aides publiques. Ils disent avoir besoin de personnels qualifiés, qui naturellement ont des compétences linguistiques.
L’enjeu se situe aussi, et peut-être avant tout, dans la réussite du parcours scolaire : maîtriser au moins deux langues étrangères concourt à l’égalité des chances, favorise la poursuite d’études et facilite l’insertion professionnelle. La meilleure façon d’apprendre une langue, c’est encore de la pratiquer dans les pays où on la parle et découvrir ainsi un autre mode de vie. Or, c’est probablement ce qui manque aux jeunes Français, dont le niveau d’anglais laisse à désirer par rapport aux autres pays européens.
Pour ce qui concerne les séjours linguistiques, la France est en recul par rapport à ses homologues européens, du point de vue du nombre de ces séjours, de leur fréquence ou de leur durée moyenne. Par exemple, alors qu’un jeune Français effectue 1,5 séjour linguistique à l’étranger durant sa scolarité, ce chiffre est de 2 à 3 pour les jeunes Espagnols, Italiens ou Allemands. 128.000 jeunes Français, âgés de 10 à 25 ans, partent chaque année à l’étranger pour un séjour linguistique, sur un total de … 5,5 millions d’élèves du second degré et 1,7 million d’étudiants.
C'est pourquoi il est de la responsabilité du prochain Président de la République et du gouvernement qu’il aura désigné, de mettre en place une politique linguistique digne de ce nom, qui permette de gérer ce décalage entre les exigences de l’économie mondialisée, mais aussi de la demande sociale (celle des salariés et des entreprises, celle des familles, des élèves et des étudiants), et les dispositifs d’apprentissage des langues étrangères dans notre pays.
Dans cet esprit, l’UNOSEL a préparé cinq propositions, qu’elle a soumis à tous les candidats à l’élection présidentielle, en faveur d’une politique en faveur du plurilinguisme :
1ère proposition : créer une réduction d’impôt sur le revenu pour les dépenses engagées par les familles contribuables au titre de l’organisation de séjours linguistiques en faveur de leur(s) enfant(s) à charge ;
2è proposition : généraliser les séjours linguistiques comme moyen d’ouverture internationale pour tous les établissements scolaires français et inciter les collectivités locales, les entreprises et les comités d’entreprise à s’impliquer dans le co-financement de ces séjours ;
3è proposition : faire du plurilinguisme une grande cause nationale ;
4è proposition : développer l’immersion linguistique des élèves et des étudiants ;
5è proposition : élaborer au plan départemental une « carte des langues », dans le but d’améliorer la cohérence et la lisibilité des parcours de langues pour les élèves et les étudiants.
Depuis sa création en 1978, l’Unosel mène une politique active pour développer l’offre éducative en France, c’est la plus importante Fédération regroupant des écoles de langues et des organisateurs de séjours linguistiques et éducatifs.
L’Unosel représente une équipe multiculturelle et multidisciplinaire experte dans tous les domaines de l’apprentissage des langues, et de manière plus générale de l’éducation.
L’Unosel, en 2006, c’est 52 500 séjours linguistiques individuels, 300 000 participants à des voyages scolaires éducatifs, 43600 séjours éducatifs enfants, 18 000 participants aux cours de langues en France soit 1 040 000 heures stagiaires.
Exigence, rigueur, sérieux, professionnalisme…Des valeurs qui distinguent et rassemblent les membres de l’Unosel, autour de leur Président Jacques Maillot !
En savoir plus sur les 5 propositions : Cliquez-ici (Acrobat PDF)
En savoir plus sur l’Unosel : http://www.unosel.com//qui-sommes-nous.html /qui-sommes-nous.html
Contact Presse : Sylviane Halphen Téléphone : 01 44 64 80 30 e-mail :