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Langues : les britanniques prennent le large

Le gouvernement Blair prend des mesures défavorables au français et à l'allemand

Dans un article publié dans l'édition du 7 février 2007, le journal Le Monde rend compte des récentes décisions du gouvernement britannique en matière d'enseignement des langues.

L'article met à tort l'accent sur la mise en place d'une offre d'enseignement pour des langues encore rares telles que  le mandarin, l'arabe ou l'ourdou, ce que la France (merci pour les autres pays de nous informer de la situation - c'est vrai, il y a des rapports, mais rien n'empêche d'en appeler aux lecteurs) -, donc, ce que la France fait depuis longtemps. Cela ne l'a pas empêchée de se focaliser, quand on regarde les chiffres, sur l'anglais, au détriment de toutes les autres langues, ce qui est dommageable et appelle une action correctrice volontariste. Nos enfants ont tout à gagner à apprendre d'autres langues. C'est une question d'intérêt culturel et économique. Aujourd'hui, l'anglais n'est déjà plus discriminant sur le marché du travail. Cessons donc de proposer un petit kit de survie à nos enfants. Ce n'est pas leur rendre service. Il y aura toujours place pour l'anglais. Sachez, chers parents, que les entreprises allemandes et franco-allemandes ne trouvent pas de candidats parlant allemand. Alors, celui qui connaît assez d'allemand est évidemment gagnant. Les parents débrouillards ont déjà compris. Donc, le rôle de l'Education nationale est d'empêcher la fracture linguistique qui ne vas pas tarder à se développer et de diversifier l'offre d'enseignement des langues vivantes, particulièrement au niveau de l'enseignement semi-précoce de l'école élémentaire.

Le plus grave dans les dispositions prises par le gouvernement, c'est d'avoir abaissé l'âge au-delà duquel l'enseignement des langues cesse d'être obligatoire et d'être sanctionné par les examens.

Ce faisant, le gouvernement britannique tourne le dos aux résolutions prises par tous les instances européennes (conseil de ministres, conseil européen et parlement européen) depuis la motion de 1984 du conseil des ministres de l'éducation des Douze.

Apparemment, aux dires des responsables britanniques, la jeunesse anglaise est fatiguée et son intérêt pour le monde non anglophone s'en ressent.

Il y a quand même quelque chose de très positif dans les orientations prises par le gouvernement britannique, c'est l'accent mis sur la langue nationale. Il n'y a pas qu'en France que le niveau en langue s'abaisse. Les jeunes anglais sont de plus en plus mauvais, ou de moins en moins bon en anglais, et c'est un handicap pour eux, pour leur avenir personnel et professionnel, mais c'est aussi un handicap pour le Royaume Uni. D'où la volonté de redresser cette situation inquiétante.

Il y a toujours à apprendre de nos amis britanniques... 

L'OEP.