Logo de l'OEP

Seleziona la tua lingua

Logo de l'OEP

PROGRAMME "Les universités au temps de la mondialisation/globalisation...

... et de la compétition pour l'excellence

Université Paris 8, du 11 au 14 mai 2009

Dans le cadre du quarantième anniversaire de Paris 8/Vincennes

Aller sur le site du colloque pour télécharger l'appel à participations et le bulletin de participation. 

 

Présentation des ateliers : 

 

1. « Mondialisation » et internationalisation des activités universitaires

2. Société de connaissances / société de savoir

3. La langue française dans les universités

4. Autonomie

5. Université et pensée critique

6. L’évaluation

7. L’inter/pluridisciplinarité

8. Les parcours des étudiants

9. La professionnalisation

10. L’université et ses territoires

Les raisons d'un colloque

Au moment où l'université de Paris 8, Vincennes/Saint-Denis, célèbre son quarantième anniversaire, il ne s'agit pas seulement pour elle de « commémorer » et de se livrer à un quelconque « devoir de mémoire » mais de savoir ce qu'elle peut dire, avec la collaboration d'autres universitaires ou personnalités françaises ou internationales, sur les missions et les problèmes actuels des universités.

La société et l'Université de 2008-2009 ne sont pas celles de 1968. Cependant certains des principes et orientations qui ont conduit à la création du Centre Universitaire Expérimental de Vincennes restent d'actualité et/ou sont susceptibles d'éclairer nos choix face aux contraintes de la société d'aujourd'hui.

 

Le projet doit ainsi s'inscrire dans l'actualité institutionnelle, intellectuelle et politique des Universités françaises, qui touche aussi l'ensemble du système universitaire des pays d'Europe et plus généralement l'Université, quelle que soit la diversité des statuts juridiques et des contextes. Depuis les années 68 le phénomène le plus significatif semble être le passage d'une fidélité à une adaptation : il était attendu des Universités, dans un respect plus ou moins rigoureux d'un ordre pratique et symbolique reconnu, de tendre vers la réalisation de fins et de valeurs et de penser leur organisation en fonction de ces fins et de ces valeurs. On leur demande actuellement une démarche d'adaptation quasi mécanique à des changements économiques, technologiques, sociaux mais aussi culturels et même esthétiques, considérés comme inéluctables. Ce passage a abouti à la domination de « l'esprit gestionnaire ». Les Universités dans leur mission d'enseignement et de recherche sont de moins en moins des institutions qui disposeraient, d'une marge fondatrice d'autonomie dans la détermination de leurs fins, du fait de la reconnaissance collective et publique de leur légitimité politique, idéologique, culturelle, pour devenir essentiellement des organisations chargées de la mobilisation et de l'articulation de ressources financières, matérielles et humaines en vue d'adapter ces moyens à la réalisation d'objectifs, dans un climat de concurrence. L'efficience organisationnelle devient alors la seule valeur justificative et la finalité essentielle d'où l'importance nouvelle donnée à la « gouvernance » d'une part et à l'évaluation d'autre part. La critique des contraintes qui pèsent aujourd'hui sur les universités et sur les personnels ne doit cependant pas faire oublier la critique en acte des années 68 ni devenir, de fait, le sauvetage du statu quo ante.

 

Ce colloque devra représenter un « temps fort » et mobiliser à la fois l'ensemble des enseignants étudiants et personnels de notre université, ceux d'autres universités françaises, et plus généralement tous ceux qui, dans leurs institutions respectives, partagent nos problèmes et nos questions. Il s'agit là d'un projet intellectuel et politique : au delà des enseignants, étudiants et personnels il doit rassembler des chercheurs et des acteurs institutionnels de niveau international.

* * *

Vincennes fut créée en tant qu'université du monde contemporain : cette vocation s'est exprimée par l'ensemble des disciplines et des structures correspondantes qui l'ont constituée dès l'ouverture ou qui se sont agrégées progressivement, manifestant et participant à l'évolution des techniques et des savoirs.

Cette ouverture au contemporain entraînait la capacité de s'ouvrir sur des terrains - à prendre aussi au sens de « territoires ». Paris 8, ouvert sur l'universel, à la fois intellectuellement et physiquement comme refuge pour des « réfugiés du monde entier », a su s'intéresser à son environnement social, répondre parfois à des demandes de municipalités ou de comités d'entreprises et plus récemment prendre la banlieue comme sujet d'étude (en même temps que lieu de recrutement d'étudiants) sans renoncer à être une des universités de Paris, de la région Île de France, et tout en restant celle qui accueille le plus d'étrangers.

S'inscrire dans des territoires c'est simultanément s'inscrire dans des pratiques. Cela peut sembler assez naturel pour des composantes comme cinéma, comme la plupart des départements d'art, mais ce fut aussi le cas en informatique, urbanisme, ou sciences de l'éducation. En réalité cette dimension du « faire » fut présente dans la conception même de la pédagogie dans la plupart des disciplines. Dans l'institut polytechnique de philosophie on tenta d'apprendre à philosopher et en histoire on fit de l'histoire plus qu'on ne l'enseigna.

Une autre ambition affirmée à la création de Vincennes est l'interdisciplinarité. On a pu la considérer comme une utopie et un échec, mais si elle est remplacée au mieux par la pluridisciplinarité dans les cursus étudiants, elle devient indispensable dès que l'on travaille sur des pratiques. Le linguiste seul aura peu de choses à dire sur les pratiques linguistiques des jeunes de tel ou tel quartier ou leur rapport à l'école, s'il ne sait pas dialoguer avec des sociologues, psychologues, urbanistes, démographes, etc. Les « problèmes » d'une collectivité concrète ne s'inscrivent jamais dans les limites d'un « département » universitaire. Se pose donc la question non seulement de l'élaboration des différents points de vue disciplinaires mais aussi de leur capacité d'intercompréhension et de collaboration, ainsi que celui de la restitution des résultats de la recherche à ceux qui en ont été les objets/sujets.

La recherche, l'activité même de recherche, est apparue nécessaire à toute activité d'enseignement, d'où la forme que prirent les modalités d'évaluation sur dossier et non à partir seulement de travaux « sur table ».
Travailler sur le monde contemporain et à partir de problématiques de terrain c'est utiliser toutes les ressources disponibles de ce terrain et s'adresser à tous ses membres. D'où la non ségrégation des jeunes et des anciens, des étudiants et des salariés, de ceux qui visaient un diplôme structuré et de ceux qui souhaitaient un « complément culturel » ou pourquoi pas « professionnel » et qui composaient à partir de cela leur parcours et les limites de ce parcours.

Le caractère « expérimental » du Centre Universitaire de Vincennes supposait aussi un mode de gestion particulier. À travers ses différents avatars, il a toujours été question de permettre, au-delà des instances légales élues, l'information et la participation des enseignants, indépendamment de leur rang, des étudiants, et des personnels non-enseignants dans les choix stratégiques de l'université. Sur ce terrain comme sur les précédents, c'est une certaine conception de l'autonomie qui s'est affirmée, différente de celle aujourd'hui « octroyée » aux universités.

Ce retour en arrière n'a pas pour but de nous enfermer dans un discours sur les acquis de Vincennes (partagés sur certains points par d'autres établissements), mais d'examiner lucidement la pertinence de nos hypothèses fondatrices au regard des données actuelles et en particulier de la « mondialisation », de la compétition pour l'excellence et plus concrètement du processus de Bologne, de la LMD (Licence/Master/Doctorat), des orientations définies à Lisbonne, de la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des universités), etc.

* * *

Chacun des ateliers ou symposiums sera préparé par une « cellule » d'animation. A partir de l'inventaire thématique provisoire que nous proposons, en le complétant ou en le transformant, en fonction des propositions de communication et d'intervention qui nous parviennent.. C'est ce petit groupe qui définira une problématique, sollicitera au fur et à mesure les intervenants pour de très brèves communications débouchant sur un débat des intervenants entre eux puis avec les participants de la salle. Chacun des ateliers devrait être prévu pour une durée d'un jour et demi soit trois séances de manière à permettre à chacun d'assister ou d'intervenir dans deux des ateliers du Colloque. Chaque atelier pourrait solliciter jusqu'à une douzaine d'intervenants répartis sur les trois séances. Au-delà, l'accroissement de leur nombre serait sans doute un obstacle à la participation des assistants. La durée globale des ateliers qui peut varier, devra être arrêtée avant le colloque pour que toutes les informations puissent être communiquées dans le programme définitif et que l'occupation des salles puisse être planifiée

Il faudra prévoir à l'issue de chaque atelier la réalisation d'un rapport synthétique sans qu'il y ait nécessairement reproduction intégrale des communications, afin de rendre possible la réalisation d'une publication dans les mois suivant le colloque. Chaque cellule d'animation aura à prendre, en relation avec les services techniques de l'université, des dispositions pour l'enregistrement sonore et vidéo des débats, prévoir un secrétariat des séances, la collation des textes d'intervention, le cas échéant leur mise à la disposition de l'ensemble des intervenants avant la tenue de l'atelier.

L'ouverture du Colloque devra permettre de souligner le caractère international du questionnement actuel sur le Universités. Elle portera en particulier sur les caractéristiques de la globalisation/ mondialisation et sur les conséquences de la crise économique mondiale.

Vous en trouverez ci-contre la liste, (veuillez cliquer sur les titres de l'atelier). Vous pourrez, si vous souhaitez participer à ce colloque, Questo indirizzo email è protetto dagli spambots. È necessario abilitare JavaScript per vederlo., en indiquant à quel atelier vous souhaiteriez participer, quels sont vos thèmes de recherche principaux et sur quelles questions vous souhaitez intervenir.

 

Contact : Questo indirizzo email è protetto dagli spambots. È necessario abilitare JavaScript per vederlo.