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Faut-il parler anglais pour être citoyen européen ? Un article sur le babelblog "Noway"

par Jean-Séb 2.0, 13 mai 2009

(article relayé par Christian Puren, de l'APLV)

Extraits

La question pourrait paraitre incongrue vu que la citoyenneté européenne est inscrite dans le marbre de nos traités européens, mais en cette période électorale, elle mérite d’être abordée à la lumière de nombreuses initiatives citoyennes…anglophones avant tout.
Votez, votez, votez pleaaaaaaaaaaaase. Tel est le leitmotiv des tenants de l’européanisme alors que l’échéance du mois de juin arrive à grand pas. Pour montrer au citoyen lambda qui hésite entre sa partie de pêche et le bureau de vote, certains se mobilisent. Parmi les derniers appâts, nous pouvons relever la vidéo de la Fondation pour l’innovation politique copiant un spot de la campagne américaine ou des sites permettant de connaitre l’activité des députés.
Leur point commun ?
Tout est en langue de Shakespeare, ce fameux anglais qui semble dominer le monde linguistique.
…)
C’est bien là tout le problème : ces projets anglophones ne toucheront que ceux qui ont l’anglais pour langue maternelle (et qui ne sont pas forcément les plus favorables à la construction européenne) et le petit monde européen des grandes villes rôdé au plurilinguisme. Conséquence de quoi, le citoyen moyen, classe moyenne, n’aura pas accès à ces informations alors que c’est lui le cœur de l’électorat, de la démocratie. Produire des initiatives citoyennes en langue anglaise, c’est exclure de facto, cette immense majorité, pour qui l’UE se fera dans leur langue maternelle ou ne se fera pas.
Qu’on ne mette pas ça sur le dos des systèmes éducatifs défectueux. Là n’est pas le problème. C’est aussi une question de respect de la diversité linguistique de notre continent. (…)

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Le blog "Noway", tenu par deux journalistes, est hébergé par cafebabel.com.