Logo de l'OEP
Logo de l'OEP

La forme comme paradigme du traduire (N. d'Amelio)

En traduction, tout semble être, comme le démontrent Marc de Launay et Jean-René Ladmiral e.a., oeuvre de figuration, re-figuration, voire dé-figuration, transposition, ré-interprétation, trans-formation que la traduction intersémiotique, notamment, aide à comprendre. Si le traducteur tend à re-créer un équivalent en poids et en modalité, son terrain de prédilection n’est-il pas précisément celui de la forme qu’il donnera aux mots ou autres matériaux de construction de cet alter ego du texte ? N’est-ce pas dans ce domaine qu’il peut contribuer au mieux à “s’ajuster scrupuleusement à l’inscription générique source dans son articulation la plus fine, la plus versatile, la plus vive aussi” ? L’ensemble des articles réunis montrera que “la forme emporte le fond”, en effet, ou encore que si l’on départit un texte de sa substance formelle, quelles que soient les difficultés de transposition, c’est bien le fond que l’on risque de sacrifier.