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Le tout anglais ne désarme pas à Bruxelles

La Présidence suédoise de l'Union européenne vient d'informer oralement les gouvernements qu'elle envisageait de tenir exclusivement en anglais ses prochaines réunions informelles.

Dans le domaine de l'éducation, seraient ainsi concernées les quatre réunions suivantes  :
- la réunion des directeurs généraux de l'enseignement supérieur (Kalmar, 6 et 7 octobre);
- la réunion des directeurs généraux de l'enseignement et de la formation professionnels (Vasteras, 10-13 octobre);
- le Groupe de haut niveau (Bruxelles, 19 octobre);
- le séminaire des directeurs généraux de l'enseignement scolaire (Stockholm, 30 novembre-1er décembre).

La Présidence suédoise justifie cette décision unilatérale par "un impératif d'économies budgétaires".

Nous rappelons que le budget total des institutions européennes de traduction et d'interprétation représente 1,2 millards d'euros, soit 2,2 euros par habitant et par an, soit l'équivalent d'un ticket de métro à Bruxelles. Les langues européennes méritent mieux que cela.

Les gouvernements suédois sont parvenus après 40 ans d'une politique persévérante de promotion exclusive de l'anglais en Suède à faire du suédois une langue aujourd'hui menacée. C'est sans doute le modèle linguistique suédois que l'actuelle présidence de l'Europe préconise pour l'Europe entière.

C'est sans doute pour les mêmes raisons dérisoires que la Commission publie ses informations d'actualités en anglais seul comme le montre cet exemple.

La position de l'OEP  est très ferme : régime général de traduction et d'interprétation à géométrie variable dans les limites suivantes :

- régime minimal à trois langues : allemand, anglais, français,

- objectif global d'interprétation et de traduction pour la publication comme pour les réunions internes respectant l'équilibre entre les langues selon une pondération comparable à la pondération des droits de vote au Parlement européen.

L'OEP