RAPPORT à Madame la Secrétaire d’Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche auprès de la Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Fabienne Blaise, Pierre Mutzenhardt,Gilles Roussel,Présidente de l’université Lille 3, Président de l’université de Lorraine, Président de l’université Paris-Est Marne-La-Vallée, avec le concours de Sibylle Rochas, chargée de mission, conférence des présidents d’université (16 décembre 2014).
Enjeux
Le cadre de l’autonomie des universités et le contexte des réductions budgétaires, d’une part, et la désaffection des étudiants pour certaines disciplines, d’autre part, ainsi que la stratégie de spécialisation des établissements encouragée par la politique de site et la politique européenne ont conduit les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, dont notamment la CPU, le CNRS et la CP-CNU, à s’inquiéter de la pérennité ou du développement certaines disciplines en France et plus généralement à l’échelle européenne.
Appelées parfois improprement «disciplines rares» ou encore «disciplines orchidées», ces disciplines ont des effectifs étudiants réduits et/ou comptent peu d’enseignants-chercheurs ou de chercheurs titulaires qui, de plus, sont parfois dispersés sur le territoire et peuvent, dans certains cas, en raison de la courbe démographique, voir leur nombre baisser rapidement, ce qui menace potentiellement d’extinction les disciplines en question.