Après la FEDUSE (Fédération des universitaires), c'est au tour de l'Association des professeurs de français, présidée par Jean-Claude Frisch, de monter au créneau. «Certains hommes politiques semblent croire que les exigences actuelles sont démesurées et qu'il faut exceller dans toutes les langues pour décrocher le baccalauréat, une vision des choses très éloignée de la réalité», lance l'association en donnant des exemples de la souplesse existant déjà.
Une filière «allemand première langue» risquerait donc de devenir une voie de garage pour beaucoup d'élèves et de créer une autre école à deux classes. Les élèves issus de milieux favorisés seraient incités par leurs parents à opter pour le français alors que d'autres, moins bien informés, se laisseraient abuser par le leurre d'un bac sans peine et se retrouveraient avec un diplôme de moindre valeur.