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PROGRAMME Les données en langue : description, modélisation et apprentissage

Université de Rouen – Département DESCILAC – Laboratoire LiDiFra

JOURNEE D’ETUDES
Ouverte aux étudiants de Master et de Doctorat
Vendredi 13 février 2009 - Université de Rouen

Qu’il s’agisse de décrire et de comprendre le fonctionnement des langues ou d’en étudier l’acquisition et l’apprentissage, le chercheur, comme l’enseignant, est amené à se positionner vis-à-vis des données linguistiques : quelles doivent être ces données ? Comment les recueillir ? Comment les modéliser ? Comment les utiliser avec des apprenants ?
Jusque dans les années 80, la linguistique était marquée par une relative stabilité dans son rapport aux données langagières, quelle que soit l’école dominante (structuralisme, énonciativisme, générativisme…). Depuis cette époque, le développement d’outils informatisés plus puissants, ainsi que l’influence grandissante des démarches expérimentales, notamment à travers la psycholinguistique, a conduit à un tournant conceptuel et méthodologique sur cette question. Les approches formelles classiques ont ainsi cédé du terrain à des approches dans lesquelles l’induction, la recherche d’assises substantielles (acoustiques, neurophysiologiques, etc.) à la modélisation des phénomènes langagiers, ainsi que le traitement automatisé et statistique de larges corpus figurent au premier plan des préoccupations des chercheurs.
Quel a été l’impact de ce tournant sur les pratiques effectives des linguistes et des enseignants de langue ? Ce renouvellement méthodologique est-il réellement pertinent pour tous les domaines des Sciences du Langage ? Si, pour certains, cette évolution représente une véritable rupture méthodologique et conceptuelle, qui devrait affecter à (court) terme l’ensemble de la discipline et de ses pratiques, pour d’autres, selon les domaines et les objets d’étude considérés, ces approches récentes semblent sinon totalement inadéquates, du moins prématurées.
L’objet de cette journée d’étude est d’offrir ainsi plusieurs éclairages sur cette question très générale du rapport aux données en langue, tant d’un point de vue théorique que méthodologique, et cela : en (neuro)psycholinguistique (Jean-Luc Nespoulous), en phonologie (Jacques Durand), en acquisition du langage (Sophie Wauquier), en apprentissage des langues étrangères (Rémy Porquier), et en sémantique (Laurent Gosselin).
 
 
PROGRAMME
(chaque intervention durera 40mn, suivies de 15mn de discussion)
 
9h15-9h30 :  Ouverture de la journée
9h30-10h25 :  Jean-Luc NESPOULOUS (Université Toulouse II) - La variabilité inter-tâches dans la performance linguistique. Apport de l’aphasiologie
10h25-10h35 :  Pause-café
10h35-11h30 :  Jacques DURAND (Université Toulouse II) - Données, modélisation et cognition : le cas de la liaison en français
11h30-12h25 :  Sophie WAUQUIER (Université Paris VIII) - Acquisition phonologique et données de français. Enjeux théoriques
12h25-14h00 :  Pause-déjeuner
14h00-14h55 :  Rémy PORQUIER (Université Paris X) - Corpus et données comme sources et comme observables dans l’appropriation et l’enseignement des langues
14h55-15h05 :  Pause-café
15h05-16h00 :  Laurent GOSSELIN (Université de Rouen) - Le statut des données en sémantique grammaticale : négation et modalité
16h00-16h15 :  Clôture de la journée
 
Pour en voir plus sur le site de LiDiFra