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Didactique et pratique des langues, quelles priorités ? (Appel à communications)

16ème Congrès de RANACLES
20-22 Novembre 2008, Université de Nice Sophia-Antipolis, Campus de St Jean d'Angély.
« Didactique et pratique des langues, quelles priorités ? »


La didactique, les sciences de l'éducation et naturellement la pratique des langues sont au coeur des préoccupations en sciences humaines en tant que domaines isolés, d'une part, mais aussi et surtout si l'on propose de combiner ces trois pôles en un réseau propre à susciter la réflexion.

C'est autour du terme pivot de « pratique » que la réflexion pourra s'amorcer. La « pratique des langues » renvoie à une représentation suivant laquelle l'activité langagière est une « praxis », i.e une forme d'action entreprise avec la langue et par la langue. Dans la théorisation didactique prisée par l'Institution actuellement, l'apprentissage de la langue se veut actionnel : l'apprenant se place au cour de son apprentissage, qu'il construit par des tâches en liaison directe avec les sphères d'activité et d'échange dont il dépend. Le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues fournit les fondements nécessaires pour aider à concrétiser de tels projets pédagogiques. Les interrogations pourront donc porter  à la fois sur l'analyse des pratiques langagières spécifiques à un domaine. Les communications porteront également - mais pas exclusivement - sur les "exigences fondamentales"  qui pourraient faire l'objet d'un parcours d'apprentissage au niveau linguistique, langagier, culturel pour fournir aux apprenants un enseignement adapté à leurs besoins. Comment articuler en effet ces savoirs et savoir-faire fondamentaux avec une représentation de la langue-culture qui ne soit pas simplement mécaniste mais qui intègre toute la réalité des usages socioculturels indispensables à la communication ?

A un deuxième niveau (méta), on pourra envisager la « pratique de la langue » en rapport avec un processus didactisant. Quelles pratiques sont à envisager en priorité pour faciliter la construction des savoirs et des savoir-faire  par l'apprenant, que ce soit en présentiel, en apprentissage semi-guidé, ou bien encore dans le cadre d'un enseignement à distance ? A l'heure où il est de plus en plus difficile d'obtenir des créations de poste par les tutelles, quelles solutions la didactique est-elle à même de proposer pour pallier ce manque et permettre ainsi à un plus grand nombre d'étudiants d'accéder à une formation de qualité en langue étrangère ? Comment mettre en place des parcours d'apprentissage fondés sur la notion d'autonomie qui ne soient pas uniquement prétexte à la transformation de postes pour des raisons économiques ? Les échanges d'expériences, d'expérimentations en liaison avec les TICE seront précieux à ce niveau pour nourrir les débats et considérer des solutions qui ont prouvé leur efficacité.

Un troisième volet concernera plus précisément la formation des futurs enseignants oeuvrant dans le cadre des Centres de langue/Maisons des langues. L' Institution à l'heure actuelle ne propose qu'un nombre réduit de pistes (il existe très / trop peu de M2 d'enseignement de langue de spécialité) concernant un public très bien formé mais restreint. Or, les recrutements sur support "second degré" sont légion en ce qui concerne les Centres de Langue et les personnels recrutés sont très rarement formés aux missions qui seront leur quotidien. Quelles seraient donc les actions prioritaires à mener en amont pour remédier à cette situation ? Tel sera le thème d'une table ronde qui sera organisée lors du congrès de Nice.

Naturellement les réflexions qui précèdent ne sont que quelques pistes propres à cadrer les débats, et chaque participant aura toute latitude pour concevoir une communication en liaison avec le thème retenu.

Les propositions de communication (500 mots) sont à adresser au comité scientifique jusqu'au 15 Octobre 2008 à l'adresse suivante : Această adresă de email este protejată contra spambots. Trebuie să activați JavaScript pentru a o vedea..