La langue française, ce ne sont pas les Tables de la Loi. Contrairement à une idée répandue, les dictionnaires et les grammaires ne recommandent pas tous les mêmes règles, et il n’est pas rare que chacun propose plusieurs graphies. Le mot « djeun », version familière de « jeune », pour ne prendre qu’un exemple, n’est pas dans le Petit Larousse, mais on le trouve bien dans le Petit Robert, entre « djembé » et « djihad ». Avec plusieurs orthographes : avec et sans E final, et un pluriel ordinaire en S (djeuns/djeunes) ou avec une apostrophe (djeun’s). Pour d’autres cas, leur utilisation relève d’un choix véritablement politique. Passage en revue de trois d’entre eux.