DOSSIER - Michel Houellebecq, vedette en Allemagne, Leïla Slimani, star aux États-Unis, Bernard Werber, adulé en Corée… Notre littérature, qu'on dit mal en point, est la plus traduite dans le monde, juste derrière l'anglo-saxonne.
«Pardon, j'avais rendez-vous avec une Russe.» On surprend Anne-Solange Noble, directrice des droits étrangers des Éditions Gallimard, en pleine négociation. À sa manière, elle sillonne le monde depuis trente-trois ans pour «vendre» la littérature française à l'étranger. À partir de combien de traductions d'un roman français peut-on parler de succès? «On commence à être très contents à cinq contrats, ravis à dix, fiers à quinze, sur un petit nuage à vingt… Et après, on est aux anges. Alors, quand on arrive à quarante-quatre éditeurs étrangers comme pour Leïla Slimani!»
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