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Heinz Wismann : «Un peu moins de globish, thank you so much» (Le Figaro)

CHRONIQUE - Le philosophe allemand Heinz Wismann vit à Paris et parle l’« européen ». On aimerait que l’une de ses réflexions inspire le prochain Parlement européen : que tous parlent dans leur langue maternelle.

Il est le messager européen idéal. Protestant élevé dans le catholicisme, dans une ville de Westphalie où il n’était pas question de ne pas l’être si l’on voulait manger à sa faim dans les années de l’après-guerre, ce jeune helléniste a fait son entrée à la Sorbonne pour y enseigner la philosophie allemande au début des années 1960. Il fallait un « deutsche Freund » après la signature du traité d’amitié entre les deux pays, nous explique-t-il. Mais en 1968, la belle histoire s’arrête, et il est « viré » sur un malentendu : une photo publiée dans les journaux de gauche le montre micro en main en train de haranguer ses étudiants. On le soupçonne de vouloir faire son Cohn-Bendit. Que nenni ! « Je les engueulais parce qu’ils voulaient faire de l’agit-prop dans les usines. Je leur disais que leur place était sur les bancs de la fac… »

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