DÉCRYPTAGE - Il existe une idée reçue selon laquelle les Québécois méprisent la façon de parler des Français. Mais la réalité est plus complexe que cela.
«Les Français font trop d’anglicismes.» Cette remarque revient souvent dans la bouche de nos cousins nord-américains et francophones. Après tout, on dit «print» au lieu de «journal papier» dans le journalisme, «week-end» au lieu de «fin de semaine» comme ils disent chez eux. Que dire du verbe anglais «spoiler» abondamment utilisé en France au lieu du verbe «divulgâcher» ? «Les anglicismes sont peu acceptés ici, témoigne Jean-Baptiste Reboul, jeune trentenaire français expatrié à Sherbrooke, ville située à 1h30 de voiture à l’est de Montréal. Ils ne disent pas, par exemple “croptop” mais “chandail bedaine”, ou “shopping” mais “magasiner”.»