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De quel drame linguistique s'agit-il ?

Source : Blog "La parole et la trace", 13 décembre 2011

Des amis m’ont demandé si j’ai lu Le drame linguistique marocain de F. Laroui et, bien sûr, ils m’ont demandé ce que j’en pensais. J’ai répondu que je l’ai lu et que mon avis est très réservé car une fois sur deux, au moins, je suis déçu par le livre d’un amateur qui s’attaque à un domaine extérieur au sien. Nous lisons tous des productions d’auteurs étrangers à notre spécialité dans l’espoir d’être confronté à un point de vue neuf qui nous fasse réfléchir sur nos techniques, nos habitudes, etc. Mes amis ont insisté pour que je le relise pour en discuter plus profondément. Je me suis rendu à leur demande, mais en leur disant que mon avis sera publié dans mon blog. Ce texte marque cette étape.

F. Laroui est un romancier et un chroniqueur talentueux. On retrouve son talent dans cet ouvrage dans plusieurs domaines : la qualité des mots d’esprit et des formules (‘c’est Rimbaud qu’on étouffe’) ponctuant certains de ses commentaires, la dextérité dans le maniement d’une bibliographie hétérogène et ô combien problématique, la densité de sa rhétorique qui réussit à transformer le concept de diglossie, concept de la sociolinguistique, en un personnage maléfique de science ‘fiction’. Assurément, F. Laroui est habité par l’écriture romanesque qui est l’art par excellence de raconter des histoires.

Si j’avais quelque chose de concis à dire sur cet ouvrage je dirai qu’il est est à la fois utile et inutile pour la période actuelle. >>>>>>>>>>>>>

 

Egalement sur ce blog :

La question linguistique ouverte au Maroc après un demi-siècle de national-arabisme

De passage à Marrakech, des amis me présente M. Hamdaoui, professeur à la Faculté des sciences de l’ université Gadi Ayyad de Marrakech qui me fit part d’un article sur la langue et l’université. Je lui demande de me le communiquer. Après lecture, je lui propose de le publier dans mon blog avec mon commentaire. Il accepte. Voici, donc, les deux textes.