En araki, Sorosoro signifie « souffle, parole, langue », et c'est ce nom très symbolique que la Fondation Chirac a retenu pour désigner son programme de sauvegarde des langues menacées.
Voir la page dédiée au programme sur le site de la Fondation Chirac
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Les Nations Unies ont déclaré 2008 Année Internationale des Langues et en ont confié la coordination à l'UNESCO, qui agit déjà sur le terrain de la sauvegarde de ce qu'elle a qualifié de «Patrimoine Immatériel de l'Humanité». Nos langues, quelles qu'elles soient, sont en effet une des composantes essentielles de notre qualité d'être humain : toutes les femmes et les hommes de la terre ont ceci en commun qu'ils s'expriment à travers des sons, des mots et des phrases, qui constituent le langage. Et les milliers de langues parlées par les différents peuples de la planète sont autant de richesses qu'il est important de préserver. |
De son côté, l'ambition de la Fondation Chirac, fondée en cette même année 2008, est de contribuer à développer les conditions de la paix. La culture, au même titre que l'économie ou la santé, est une des bases sur lesquelles ces conditions peuvent se mettre en place.
De fait, l'un des huit principes directeurs de la Convention de l'UNESCO (chapitre 1, article 2, principe 6) dit ceci : « La diversité culturelle est une grande richesse pour les individus et les sociétés. La protection, la promotion et le maintien de la diversité culturelle sont une condition essentielle pour un développement durable au bénéfice des générations présentes et futures ».
Partant du principe qu'il n'y a pas de paix sans développement partagé et pas de développement sans culture, participer à l'effort de sauvegarde des langues menacées à travers le monde prend tout son sens.
Ces deux institutions, l'UNESCO et la Fondation Chirac, se rejoignent donc sur le terrain de la préservation du patrimoine culturel mondial et de l'utilisation des langues autochtones pour l'alphabétisation des peuples qui les parlent.
Bien sûr, sauvegarder l'ensemble des 6000 langues parlées aujourd'hui sur la planète relève de l'impossible : seule une partie de notre héritage linguistique pourra être sauvée.
La fondation considère néanmoins qu'il est de son devoir d'apporter sa pierre à l'édifice, de tout faire pour contribuer à préserver ce qui peut l'être, car ne pas agir reviendrait à se résigner à l'appauvrissement culturel de l'humanité.
