Vedette n.f. (fin xixe) 1. Artiste qui a la vedette, et par ext. personne de marque dans le monde du spectacle. ◊ Par restr. Acteur, actrice, interprète principal(e) d’un théâtre, d’une mise en scène, d’un film, d’une émission ; présentateur, présentatrice, animateur, -trice principal(e) d’une émission télévisée ou radio C’est Toscanini qui fit débuter Renata Tebaldi à la Scala de Milan. Elle fut d’ailleurs la vedette incontestée de ce théâtre durant une dizaine d’années, jusqu’à l’arrivée de la Callas qui allait la détroner dans le cœur des Milanais (H, 09.03.83, p. 2). Jean-Loup Dabadie en compagnie de Julie Arnold, qui est la vedette de « Marc et Sophie » (T.f. 1) (E, 20.04.85, p. 27). 2. Personnage de talent et de premier plan dans d’autres domaines. […] Jimmy Connors, la quatrième vedette de ce sommet tennistique en salle (H, 09.01.85, p ; 10). ◊ Par restr. N.f. ou adj. Événement principal, problème central d’une manifestation culturelle, scientifique ou sportive. Les ions lourds étaient une des vedettes de de conférence de Paule Capp sur l’avenir de la radiologie (SA, 1980, № 396, p. 31). ◊ La plus importante, coûteuse pièce d’un musée, d’une exposition, etc. En 1985, « Danaé », de Rembrant, l’une des vedettes du musée de l’Ermitage, à Léningrad, fut dértuite à l’acide chlorhydrique par un nationaliste lituanien (E, 20.04.90, p. 30).
Note 1 :
Vedette n.f. se différencie de star n.f. par le composant sémique
« vedettariat » moins prononcé et par une plus grande concrétisation des ses acceptions (cf. les sous-sens par restriction des acceptions 1 et 2.).
Nina Hagen était à l’aise, tranquille, maîtrisée, une vedette, pas une star (Révolution, 1980, № 31, p. 62).