Kerstin Norén
Traduction de Jonas Löfström et Éric Eydoux
Kerstin Norén est une personnalité reconnue pour son engagement dans le processus d’internationalisation, la recherche de la qualité et la coopération de l’université avec l’extérieur. Elle a été l’une des promotrices du processus de Bologne, c’est-à-dire la mise en place d’une collaboration universitaire européenne (LMD). L’article s’intéresse à la manière dont, compte tenu de leur vivier multilingue d’étudiants, de leurs ambitions internationales et de leur rapide développement terminologique dans le domaine de la recherche, les établissements d’enseignement supérieur suédois doivent orienter leur politique linguistique. L’un des problèmes majeurs est « la perte du domaine », soit la crainte que, dans la terminologie scientifique, le suédois ne disparaisse complètement au profit de l’anglais. Le problème des rapports entre le suédois, l’anglais et d’autres langues est examiné à partir de principes définissant trois objectifs généraux : une langue claire et compréhensible, l’apprentissage du linguisme parallèle et le plurilinguisme. Pour atteindre ces objectifs, l’une des solutions consisterait à les intégrer dans d’autres activités de l’établissement concerné afin d’améliorer la qualité de la formation et de la recherche. Pour ce qui est des langues, elles pourraient avoir pour rôle de permettre l’accès à d’autres cultures, lesquelles, à leur tour, grâce à l’apport des étudiants étrangers, ouvriraient de plus amples perspectives sur la discipline et la formation concernées.
Mots-clés :
politique linguistique, enseignement supérieur, Suède, plurilinguisme, multilinguisme, loi suédoise sur les langues