L’argot de bureau : les « soft skills », ou le goût des bonnes manières. Opposées aux « hard skills », compétences strictement professionnelles, les « soft skills » désignent les qualités attendues d’un salarié dans le monde du travail moderne...Ici caricaturées, les « soft skills » sont désormais dans la bouche de tous les recruteurs : plus sérieusement, il s’agit d’intelligence relationnelle, de capacités de communication, de résolution de problème...

Leur origine est attribuée à l’armée américaine, qui désigna à partir des années 1960 par « soft skills » les compétences importantes liées au travail impliquant « peu ou pas d’interaction avec des machines ». Et elles furent nombreuses, à commencer par celles nécessaires pour motiver et gérer des troupes. Elles viennent en complément des « hard skills », ces compétences dures qui s’apprennent lors des études et sont mesurables avec des indicateurs de performance ou des diplômes.

Leur champ très large recouvre ce qu’on appelle « le capital humain », ces qualités qui a priori ne pourront jamais être acquises par les robots, à l’heure où les compétences techniques sont vite obsolètes. Dans son rapport « Future of Jobs » en 2020, le Forum économique mondial a listé les « soft skills » les plus recherchées : autonomie, flexibilité, capacité à s’adapter facilement à une équipe… Chez Blablacar par exemple, cinq compétences sortent du lot : « growth mindset » (aptitude à l’apprentissage), agilité, leadership, priorisation des tâches et travail en équipe. (https://www.lemonde.fr/emploi/article/2021/11/22/l-argot-de-bureau-les-soft-skills-ou-le-gout-des-bonnes-manieres_6103106_1698637.html)

Si l’acharnement à transformer les enfants en pur-sang de la réussite scolaire ne s’est pas véritablement démenti, les parents ont désormais un nouveau cheval de bataille : les « soft skills ». Quézako ? Il est vrai que si vous ne travaillez pas dans une entreprise où l’on cultive votre intelligence émotionnelle à coups de séances de jardinage, vous ne savez peut-être pas de quoi il s’agit. Les « soft skills » sont ces compétences comportementales qui intègrent aussi bien les capacités de communication que l’intuition, la créativité ou l’autonomie.(https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/09/26/parentologie-faut-il-vraiment-preparer-ses-enfants-aux-jobs-du-futur_6096032_4500055.html)

Gare aux talents d’une douceur machiavélique. Ma vie en boîte. Les soft skills, ces compétences relationnelles « douces », sont capables du meilleur - mises au service du travail en équipe - comme du pire, telle cette capacité à se faire valoir en haut lieu en s’arrogeant l’idée de son voisin, moins habile à réseauter, à trouver les bons points d’appui...En informatique, le software (le logiciel) a désormais pris le dessus sur le hardware (le matériel) en termes de notoriété et de rentabilité, du moins. Parmi les GAFA, les quatre champions du numérique, seul Apple conçoit des objets matériels, tandis que les trois autres, Google, Facebook et Amazon, concoctent des algorithmes...La même chose est en train d’arriver dans le domaine, a priori très éloigné, des compétences en entreprise. Il n’y est plus question que de soft skills, de compétences « molles » ou « douces », tandis que les hard skills, les savoirs « durs », semblent être devenus une « commodité », une matière première, certes indispensable, mais désormais tellement répandue que l’on n’aurait plus besoin de s’en préoccuper. (https://www.lemonde.fr/economie/article/2016/11/11/gare-aux-talents-d-une-douceur-machiavelique_5029496_3234.html)

La formation prend également une part plus importante. En 2005, chez PwC, un quart des associés a suivi, outre les programmes techniques, une formation sur les "soft skills" - le relationnel, le comportemental.(https://www.lemonde.fr/talents-fr/article/2006/11/27/les-associes-sont-ils-des-salaries-comme-les-autres_838928_3504.html)

Les «soft skills», l’arme pour améliorer l’employabilité. Ces qualités, comme l’intelligence émotionnelle ou la gestion du stress, traduisent un véritable savoir-être aux yeux des recruteurs. On a du mal à les définir et pourtant, elles semblent désormais centrales dans toute procédure de recrutement en entreprise. Les «soft skills», ou «compétences douces» en bon Français, sont devenues aux yeux des employeurs l’un des atouts majeurs des actifs pour se faire embaucher...De fait, le think-tank libéral, qui avance une série de 15 propositions, invite le gouvernement à «enclencher un plan de relance basé sur les compétences». Il s’agit avant tout de transformer les pédagogies classiques pour réussir la transmission des «soft skills».(https://www.lefigaro.fr/social/les-soft-skills-l-arme-pour-ameliorer-l-employabilite-20210705)

Comment devenir PDG ? Comment ont fait Carlos Ghosn, Steve Jobs ou Patrick Kron pour parvenir au sommet de la hiérarchie et, surtout, obtenir des résultats impressionnants ? Devenir PDG, il faut d'abord le vouloir. Comme le disait un récent candidat à la présidence de la République, il faut y penser tous les jours et pas seulement en se rasant. Car la principale qualité à développer est la combativité et tant pis si elle débouche parfois sur une forme d'individualisme. Et même si le sens de l'écoute et du travail en équipe reste important, c'est elle qui donne un avantage concurrentiel. Bref, pour être PDG, il faut être surtout compétent. Du coup, les qualités comportementales, (les soft skills) sembleraient même surévaluées lors d'un recrutement. Dans le débat récurrent pour savoir s'il est préférable d'être expert ou manager, l'avantage est ainsi clairement donné au manager.(https://www.lefigaro.fr/emploi/2008/01/21/01010-20080121ARTFIG00418-pour-devenir-pdg-il-faut-etre-coriace-.php)

Bienvenue dans l’ère des « soft skills ». «À compétences techniques égales, ce sont les qualités humaines et relationnelles qui font la différence. » Virginie Peronne, responsable de la gamme management pour le groupe de formation professionnelle CESI, en est persuadée : les « soft skills », ces compétences douces qui englobent notamment l'agilité, la créativité, l'empathie et l'intelligence émotionnelle, sont encore trop souvent négligées...On le voit avec la multiplication des conflits, des démissions et burn-out en entreprise », explique la responsable, qui vient de créer un programme dédié à l'acquisition de nouvelles « soft skills », adapté aux cadres et dirigeants de tous niveaux hiérarchiques...Le but : que les participants prennent conscience de la nécessité de savoir manier ces « soft skills » et apprennent à les mettre en application dans le travail. (https://www.lepoint.fr/palmares-grandes-ecoles/formation-bienvenue-dans-l-ere-des-soft-skills-27-05-2021-2428365_3587.php#xtmc=soft-skill&xtnp=1&xtcr=1)

Mais que font-ils dans une école de commerce ? 

« Hard skills » et « soft skills »

Les étudiants en école de commerce sont de plus en plus nombreux à ne plus vouloir renoncer à leur passion au profit de la carrière toute tracée qui s'offre à eux après de prestigieuses études. Et leurs écoles le leur rendent bien. « On a tout de suite dit à Jérôme Coquelle qu'il n'aurait pas à faire de choix, assure Herbert Castéran, directeur général de l'EM Strasbourg. Certains diplômés ne trouvent pas de sens à ce qu'ils font. Ces mad skills sont indispensables, il faut les laisser s'exprimer. » Dans les écoles comme chez les recruteurs, ces « compétences atypiques » que présentent certains étudiants prennent doucement le pas sur leurs hard skills, les connaissances techniques, et leurs soft skills, les aptitudes relationnelles et émotionnelles. C'est ce qui rend leur CV véritablement unique.(https://www.lepoint.fr/palmares-grandes-ecoles/mais-que-font-ils-dans-une-ecole-de-commerce-23-02-2018-2197456_3587.php#xtmc=soft-skill&xtnp=1&xtcr=7)