Rumeur n.f.
Vous en avez entendu parler. Pendant le mouvement des « gilets jaunes », une rumeur a circulé, suscitant l’indignation. Emmanuel Macron s’apprêtait à signer le pacte de Marrakech, un traité par lequel la France abdiquait, au profit de l’ONU, sa souveraineté en matière migratoire. [... ] Comment comprendre le succès d’une rumeur aussi facile à démentir? La tentation est grande de blâmer les réseaux sociaux et, plus largement, le monde de « post-vérité » dans lequel nous serions, dit-on, entrés. C’est le refrain de l’époque : toutes les opinions se valent, Internet propage les rumeurs les plus folles, l’esprit critique a disparu et les infox se répandent comme des traînées de poudre (M, 22.12.18).
Au Bangladesh, vague de lynchages liés à des rumeurs de sacrifices humains. [...] Huit personnes sont mortes lynchées en une semaine à travers le Bangladesh à cause de fausses rumeurs sur des sacrifices humains destinés à permettre la construction d'un grand pont [...] Cette infox, propagée principalement sur Facebook, affirme que des ravisseurs d'enfants rôdent afin de se procurer des têtes humaines à livrer en offrandes pour la réalisation d'un gigantesque pont à 3 milliards de dollars en cours de construction sur le Padma, prolongation au Bangladesh du Gange. [...]Les commissariats de police à travers le pays de 160 millions d'habitants ont reçu pour ordre de prendre des mesures contre l'infox meurtrière. Au moins 25 comptes Youtube, 60 pages Facebook et 10 sites internet ont été fermés. L'AFP a toutefois identifié plusieurs messages continuant à propager la rumeur sur Facebook. [...] (PM, 24.07.19).
Pourquoi la justice a ouvert une enquête sur la rumeur de l’eau polluée. [...] « L’eau de la région parisienne serait contaminée ». Cette rumeur a circulé pendant plusieurs jours après avoir été largement relayée via un message vocal diffusé sur des applications comme WhatsApp. Une femme disant être infirmière dans un hôpital parisien y affirmait qu’il ne fallait pas boire l’eau du robinet en raison d’une contamination. Une enquête a été ouvertelundi 22 juillet pour « publication, diffusion ou reproduction d’informations fausses de nature à troubler la paix publique » (NO, 23.07.19).
Vous en avez entendu parler. Pendant le mouvement des « gilets jaunes », une rumeur a circulé, suscitant l’indignation. Emmanuel Macron s’apprêtait à signer le pacte de Marrakech, un traité par lequel la France abdiquait, au profit de l’ONU, sa souveraineté en matière migratoire.Le Mondea décrit l’itinéraire mondial de cette infox, alimentée par l’extrême droite américaine, relayée par divers groupuscules, puis par des citoyens scandalisés, à coups de messages et de vidéos virales. Le texte du pacte, en réalité, est une déclaration d’intention sans valeur contraignante. Comment comprendre le succès d’une rumeur aussi facile à démentir ? La tentation est grande de blâmer les réseaux sociaux et, plus largement, le monde de « post-vérité » dans lequel nous serions, dit-on, entrés. C’est le refrain de l’époque : toutes les opinions se valent, Internet propage les rumeurs les plus folles, l’esprit critique a disparu et les infox se répandent comme des traînées de poudre (M, 22.12.18).