Auteur de la fiche : Christian Tremblay

Selon un article de Wikipédia, "un mème [mɛm][2] (de l'anglais meme [miːm][3] Écouter ; à ne pas confondre avec le français même) est un élément culturel reconnaissable, reproduit et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus. L’Oxford English Dictionary définit le « meme » comme « un élément d'une culture (prise ici au sens de civilisation) pouvant être considéré comme transmis par des moyens non génétiques, en particulier par l'imitation ». Le mot est apparu en 1976 sous la plume de l'anthropologue britannique Hawkins dans un contexte scientifique assez confus non validé par la communauté scientifique. Mais il a surtout fait une apparition récente et a connu un développement fulgurant dans le domaine des réseaux sociaux.

Comme on peut le constater à la rubrique "usage", la diffusion du terme a commencé dans les années 2010, mais s'est vivement accélérée à partir de 2020.

Si l'affiliation anglosaxonne ne fait pas de toute dans le circuit de propagation, en revanche le mot lui même ne peut pas être qualifié d'anglicisme dans la mesure où il se compose du vieux français (ancêtre lui-même de l'anglais moderne) meis, "envoyé", "messager", hérité du bas latin missus (selon le DHLF), et du grec mimésis, "imitation".

Si le mot mème, paraît parfaitement acceptable, on ne saurait le confondre avec le message, car le mème est un message qui a connu une fortune toute particulière. Le message est peut-être un mème en puissance, mais le mot mème ne saurait être employé en tant que synonyme de message. Ainsi on ne peut pas "poster un mème" car au moment où on le poste ou on l'envoie, il n'est qu'un message. Mais d'autres associations sont parfaitement acceptables, dès lors que par l'emploi de "mème" on sous-entend qu'il s'agit de quelque chose qui est un mème en puissance. Par exemple, je peux organiser un concours de mèmes, car si la plupart des projets déposés sont des croûtes, l'espoir des auteurs est que leurs "créations" soient reconnues comme des mèmes. D'où les deux versants sémantiques de mème, d'une part le mème comme réalité reconnue comme telle et le mème en puissance.

Normalisation NP : acceptée

Normalisation NNP : à éviter