M : 4 occ. (2017-2021)
Alors qu’en avril, 83 % des dirigeants interrogés envisageaient de développer le nearshoring (délocalisation dans une région proche) vers des pays à bas coûts de l’Europe ou du bassin méditerranéen, ils n’étaient plus que 37 % en octobre. De même, l’idée, impérieuse au printemps pour 62 % d’entre eux, de réduire leur dépendance face à « des sources dominantes ou uniques » se fait bien moins pressante, puisque seulement 37 % y songent encore.(Le Monde 18 novembre 2020 - Mondialisation : le « monde de l’après Covid-19 » attendra)
La tendance du « nearshoring » - L’enjeu est de taille : les entreprises étrangères en France emploient deux millions de salariés, représentent 21 % des dépenses privées en recherche et développement (R&D) et 31 % des exportations. En forte progression en 2017 et 2018 dans le classement européen, l’Hexagone a confirmé son attractivité en 2019, avec 1 197 projets d’investissements annoncés.(Le Monde 27 mai 2020 - La crise relance la compétition autour de l’attractivité économique)
Tant pour la production de pièces que pour les études préalables à leur réalisation, le « nearshoring », l’installation en périphérie, en Roumanie, en Tunisie ou au Maroc, est largement privilégiée.(Le Monde 8 janvier 2019 - Quand les directeurs d’achats s’emploient à défendre le « made in France »)
« Nos ingénieurs ont un avantage par rapport à ceux de Chine ou d’Inde : ils sont sur le même fuseau horaire que l’Europe de l’Ouest », explique M. Salek.Pour définir son activité, il parle de « nearshoring », soit « délocalisation de proximité », par opposition à « l’offshoring », la délocalisation dans les pays à bas coût lointains, notamment en Asie. (Le Monde 22 juin 2017 - La délicate transition de l’économie polonaise)