Chers Amis,
Un de mes correspondants (dont je tais le nom puisqu'il ne souhaite pas
que celui de sa femme apparaisse) vient de me signaler une nouvelle
atteinte au français.
Pouvez-vous faire quelque chose de cette affaire ?
Bien cordialement.
Raymond Besson
C.L.E.C.
7-9 rue du Château-Landon
75010 Paris
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A propos de l'anglais comme seule épreuve de langue...
Bonjour,
Merci beaucoup. Je pense en effet que ce genre d'intervention par des
associations intervenant dans le domaine de la défense de la langue
française sera de nature à faire avancer la réflexion et peut-être
faire revenir les pouvoirs publics à une position plus censée (en
maintenant l'épreuve de langue obligatoire s'ils le souhaitent mais en
la proposant sous forme d'option à choisir parmi plusieurs langues
européennes). Je n'ai pas connaissance d'autres examens ou concours
nationaux dont l'anglais serait la seule et unique épreuve de langue,
non seulement proposée mais imposée.
Cela ne me pose aucun problème que mon nom apparaisse dans les échanges
que vous pourriez avoir avec des associations amies. Si nécessaire,
je reste d'ailleurs à votre disposition et la leur pour compléter ce
témoignage.
Mais, vous l'avez bien compris, je ne suis pas directement concerné.
C'est de mon épouse, salariée de l'Assistance Publique Hôpitaux de
Paris, qu'il s'agit. Je pense qu'en raison de son statut d'étudiante de
la formation professionnelle interne à l'APHP elle ne souhaite pas trop
apparaître nominativement, devoir de réserve oblige. Au-delà de mon
épouse, ce sont tous les étudiants infirmiers de quelque IFSI que ce
soit qui, depuis cette rentrée de septembre 2009, sont concernés.
Sur les bloc-notes * en ligne des étudiants infirmiers cette
introduction de l'anglais, et de l'anglais seulement, dans la formation
débouchant sur le diplôme d'état est d'ailleurs largement abordée et
critiquée. Mais il ne me semble pas que les instances de représentation
des membres actuels ou futurs de la profession ne se soient préoccupés
de la question.
Merci de me tenir au courant de vos interventions. Le moment venu je ne
manquerai pas de les relayer, notamment dans le milieu syndical dans
lequel j'ai mes entrées. Le débat va être intéressant !
* vous avez vu, j'ai fait un effort pour ne pas utiliser /blog/ ni même
/blogue./
Cordialement et merci encore.
A propos de l'anglais comme seule épreuve de langue...
Cher Monsieur,
J'ai l'intention de mettre toutes les associations de défense de la
langue française dans le coup : Le Droit de comprendre (mais sa
tâche est plutôt de relever les infractions à la législation
existante), Défense de la langue française et Avenir de la langue
française, qui, toutes les trois, ont une audience nationale.
Peut-être l'une d'elles pourra-t-elle demander à un député ami,
comme Jacques Myard, de poser une question écrite au gouvernement.
Je me demande s'il convient ou pas de laisser apparaître votre nom
dans ces échanges. Qu'en pensez-vous ?
Bien à vous.
Raymond Besson
C.L.E.C.
7-9 rue du Château-Landon
75010 Paris
A propos de l'anglais comme seule épreuve de langue...
Bonsoir,
C'est bien volontiers que je vous apporte des précisions.
Il s'agit du diplôme d'état d'infirmier ou
d'infirmière. Le Ministère de tutelle est celui de la santé et
des sports. Pour votre information complète, l'arrêté du
31 juillet 2009 (vous voyez c'est tout récent) qui a réformé ces
études est en pièce jointe. Il est signé par la directrice de
l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Mme Annie
PODEUR).
Pour préparer ce diplôme d'état, les étudiants infirmiers
(auparavant on disait élèves) passent d'abord un concours très
sélectif pour entrer en I.F.S.I. (Institut de Formation en Soins
Infirmiers). Il a plusieurs IFSI sur tout le territoire, adossés
à un centre hospitalier (un peu sur le modèle des C.H.U. pour la
formation des médecins). Les études durent 3 ans au cours
desquelles les étudiants capitalisent des unités
d'enseignement (ce qui crée maintenant une similitude avec les
études universitaires).
Il n'y a pas d'épreuve de langue lors du concours d'entrée, donc
rien de nouveau à ce niveau.
C'est tout au long de la formation conduisant au diplôme d'état
que l'anglais a été introduit par l'arrêté précité.
Extrait de la partie du document en pièce jointe comparant
l'ancien dispositif de formation et le nouveau :
(Titre III) Le titre III présente des modifications majeures du
programme de formation : l’approche par compétences,
l’organisation des contenus en unités d’enseignement, la notion
de six semestres l’introduction d’un portfolio, une nouvelle
répartition des stages et de nouvelles mesures d’encadrement,
l’introduction de *l**’anglais* et de l’informatique,
Je devine que vous partagez déjà mon étonnement que ce soit
seulement l'anglais qui ait été introduit pour parfaire la
formation, à l'exclusion de toute autre langue européenne
laissée au choix des candidats. Notez bien qu' ces épreuves
d'anglais sont obligatoires. Ce n'est pas une simple option.
J'espère vous avoir apporté les précisions que vous attendiez.
Je reste à votre disposition pour les compléter autant que de
besoin, en collaboration avec mon épouse qui vient donc d'entrer
à l'IFSI (celui de l'hôpital Cochin à Paris). La pauvre, tout au
long de ses études, elles n'a jamais étudié l'anglais. Ce qui ne
l'empêche pas de connaître 3 langues différentes.
*Bien cordialement.*
**
A propos de l'anglais comme seule épreuve de langue...
Cher Monsieur,
Pouvez-vous me donner des informations complémentaires sur
le service qui organise ce concours ? De quel ministère
dépend-il ? Où a-t-il son siège ? Les épreuves sont-elles
décentralisées ?...
Bien à vous.
Raymond Besson
C.L.E.C.
7-9 rue du Château-Landon
75010 Paris
A propos de l'anglais comme seule épreuve de langue...
Monsieur Besson,
C'est sur une question relative à la défense de la
langue française que je souhaite recueillir votre avis
autorisé.
Mon épouse, aide-soignante, vient d'entrer sur concours
en formation d'infirmière dans le cadre de la promotion
professionnelle au sein de l'APHP.
Les études d'infirmière ont été récemment réformées afin
de pouvoir les assimiler à un cycle universitaire. A
cette occasion, une matière nouvelle a été introduite :
l'anglais. Et l'anglais seulement ! Aucune autre langue
ne figure au programme des IFSI (Institut de Formation
aux Soins Infirmiers), ni en conséquence parmi les
épreuves finales à l'issue des trois ans d'études.
De sorte que des étudiant(e)s qui pratiquent
éventuellement déjà une autre langue (c'est le cas de
mon épouse qui parle et écrit couramment deux langues
étrangères, dont une européenne à savoir l'espagnol mais
n'a jamais étudié l'anglais) ne peuvent pas faire valoir
leurs acquis. Ils doivent se mettre à l'anglais et
seules leurs connaissances en anglais seront évaluées.
Ne pensez-vous pas que cette situation, qui est
peut-être passée inaperçue d'une partie des pouvoirs
publics, devrait être signalée à un organisme quelconque
en charge de veiller à ce que l'anglais ait certes sa
place mais pas toute la place ?
Merci de me dire ce que vous en pensez et, si vous le
pouvez, de m'orienter.