Cahier de l'ASDIFLE n°18
Actes des 37e et 38e Rencontres
L’interculturel indique aussitôt l’interdépendance. Est-ce que celle-ci évoque à son tour la mutualisation ? Il est à craindre que non. Les dominations continuent d’exister, entre les régions du monde, entre les sociétés, entre des groupes à l’intérieur d’une société, entre les individus.
Tel est l’aspect proprement descriptif de l’interculturel. Une autre dimension du concept existe cependant: sa composante optative, c’est-à-dire le souhait qu’elle exprime de favoriser l’équité, de développer les échanges, d’aider à l’instauration d’une authentique pratique culturelle d’enrichissements réciproques. La mondialisation, inéluctable et déjà là, c’est la lutte de tous les instants, et sans cesse recommencée, contre tous les communautarismes. Cette composante-là de l’interculturel exige action, engagement, travail quotidien, implication personnelle. C’est un volontarisme et, donc, un style de vie, un choix de responsabilité dont aucun(e) de nous n’est dispensé(e).