Un usage élévé, une adaptation lexicale assurée par la structure sémantique dévéloppée, l'existence des dérivés débrief n.m. et débriefer v.tr. ayant les structures sémantiques riches, eux-aussi, la possibilité de l’emploi pronominal du verbe dérivé font de débriefing n.m. un emprunt accepté.
Outre l’existence du dérivé débrief n.m. « Émission en différé enregistrée dans une salle de concert, au stade », l’adaptation lexicale se traduit par la présence d’une forme abrégée débrief pour débriefing n.m. pris au sens 1 et dans ses trois nuances.
Débrief n.m. est un synonyme de brief n.m. pris dans la nuance du sens 1
« Déclaration pour la presse ».
L’équivalent officiellement recommandé réunion-bilan n.f. n’est guère employé. Nous sommes tombés sur une seule attestation dans H, 27.05.94 (V. le Paradigme). L’usage lui a plutôt réservé les sens « Séance de clôture », « Séance de révision » (H, 03.05.96, H, 07/03.07).
La récommandation officielle séance n.f. d’évaluation n’est pas passée dans l’usage.
Dans le langage des cols blancs est en train de se répandre depuis peu l’acronyme REX (variante – le mot-valise retex) pour retour n.m. d’expérience qui pourrait présenter une concurrence à l’acception 2 de débriefing.
« La notion de retour d’expérience permet de faire régulièrement des bilans permettant d’améliorer le fonctionnemant de l’entreprise. Faire des REX, c’est analyser la gestion d’événements passés pour en tirer des leçons. Tolérer l’échec mais refuser la récidive, voilà l’esprit du REX. » (M, 07.12.21).