Un cas d'école de la Sarkozie finissante
Source : Newropmag, Tribunes
Écrit par Franck Biancheri 12-04-2012
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Un
décès est toujours un moment tragique et infiniment triste pour les
proches du disparu. Cette dimension humaine de la disparition de Richard
Descoings n'appartient donc pas au champ de la polémique. En revanche,
le bilan de seize années de direction d'une institution au coeur du
dispositif de formation des élites du pays ne peut pas et ne doit pas
être occulté par des éléments émotionnels, surtout à un moment où un
bilan s'avérait inéluctable du fait du probable changement politique à
la tête du pays en Mai prochain.
Pourtant ces derniers jours, Sciences-Po a occupé la Une des journaux
pour des raisons bien éloignées de sa vocation pédagogique. Le décès
dans la chambre d'un hôtel new-yorkais, pour des causes toujours non
élucidées, de son directeur très médiatisé, Richard Descoings,
a suscité une frénésie de titr, d'articles et de reportages plus
laudatifs les uns que les autres tant sur la personne du directeur
décédé que sur son activité à la tête de Sciences-Po depuis 16 ans1.
Si je souligne cette « frénésie médiatique », c'est pour insister sur le
caractère artificiel et manipulatoire de la couverture médiatique
française de la mort du directeur de Sciences-Po : artificiel parce que
99% des Français ignorant à juste titre qui était le directeur de
Sciences-Po, nous avons assisté à une opération typique du microcosme
parisien qui s'imagine à tort que ses préoccupations sont celles de
l'ensemble du pays; manipulatoire car cette couverture médiatique
unanimement et outrageusement positive de l'action de Richard Descoings a
délibérément occulté la grande quantité de critiques que ses quatre
mandats successifs (16 ans) à la tête de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris ont suscitée et a tenté d'empêcher la remise en cause d'une stratégie que depuis des années beaucoup, dont moi-même2, ont qualifié d'abaissement de l'institution et de trahison de sa mission pédagogique et nationale.
L'idéologie libérale-atlantiste aux commandes
Car en effet la politique conduite par
Richard Descoings ces dernières années, c'est avant tout la
transposition à Sciences-Po des mêmes choix idéologiques que ceux qui
ont inspiré la présidence de Nicolas Sarkozy :
• l'américanisation de l'institution selon quatre axes stratégiques, à
savoir l'entrée massive des intérêts privés et de l'argent dans le
fonctionnement de Sciences-Po;
• l'anglicisation à outrance de l'institution et de ses enseignements au détriment du Français;
• le nivellement par le bas du niveau des études;
• et enfin la transformation de l'IEP Paris en une vulgaire filiale de la « World University Inc. »3
en sacrifiant son identité française, son potentiel à être un pôle
d'excellence européen et donc un noeud universitaire stratégique pour le
monde d'après la crise incluant les BRICS et autres puissances
émergentes4.
Descoings, un exécutant au service des vrais dirigeants de la Fondation Nationale des Sciences-Politiques
Mais, Richard Descoings n'était qu'un
exécutant, un simple représentant de cette « gauche-caviar » qui s'est
ralliée immédiatement au sarkozisme vainqueur de 2007, puisqu'ils
aimaient plus le caviar que la gauche. Au-dessus de lui, ou derrière
lui, selon que l'on voit les manipulateurs comme des hommes de l'ombre
ou des « maîtres-penseurs », on trouve d'autres figures à l'influence
incomparable. L'histoire et la structure de l'Institut d'Etudes
Politique de Paris (IEP-Paris) explique la soumission du directeur de
Sciences-Po à d'autres intérêts plus puissants.
Déjà en 1945, le général De Gaulle et Michel Debré ont dû batailler
ferme, et sans obtenir une victoire complète, pour placer l'Ecole libre
des Sciences-Politiques, sous le contrôle partiel de l'Etat. Mais la
création de la Fondation nationale des Sciences Politiques, fondation de
droit privé, a permis à des intérêts privés de garder la haute main sur
l'institut qui dépend pour son budget et ses grandes orientations de la
fondation. Ceux qui dirigent Sciences-Po sont donc ceux qui siègent à
la fois au Conseil de Direction de l'IEP-Paris et au Conseil
d'Administration de la Fondation5. En l'occurrence, depuis plusieurs années, on retrouve quatre noms : Jean-Claude Casanova, Jean-Paul Fitoussi, Jean-François Sirinelli et Michel Pébereau,
avec une mention spéciale pour ce dernier qui appartient aux deux
entités depuis une vingtaine d'années et qui préside le Conseil de
Direction de l'IEP-Paris.
On pourrait qualifier ces quatre personnes d'«Aronistes» convaincus, du
nom de Raymond Aron, cet intellectuel libéral et atlantiste6 qui influença profondément le Sciences-Po des années 1960/1970 et dont la revue Commentaire
est aujourd'hui dirigée par … Jean-Claude Casanova! Au sein de ces
libéraux-atlantistes, Michel Pébereau se détache particulièrement, non
seulement du fait de sa longévité au sein des institutions dirigeantes
de Sciences-Po, mais aussi du fait de son influence générale en tant
qu'ancien patron de BNP-Paribas et acteur-clé des milieux atlantistes.
Il est l'un des acteurs majeurs depuis deux décennies des tentatives de
transformer la France en un pays « occidental normal », c'est-à-dire, ne
discutant pas le leadership US, important le primat de la finance dans
la société et l'économie du pays, soutenant multiculturalisme et
communautarisme à l' « américaine » et promouvant l'Anglo-américain
comme seule langue « digne des élites ». Ces tentatives ont culminé
avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007 pour lequel il
s'est engagé très fortement et dont il est l'un des concepteurs de la
politique économique. Il est d'ailleurs toujours à la manoeuvre en 2012
pour tenter de faire réélire Nicolas Sarkozy7.
Intelligent et économe de ses paroles, Michel Pébereau s'est fait une
spécialité depuis plusieurs décennies: identifier des individus
« contrôlables » attirés par le pouvoir8
et faciliter leur carrière. Sa position à Sciences-Po l'a bien
évidemment placé à un poste d'observation privilégié en la matière pour
trouver les « perles rares ». Or, comme le soulignait le philosophe Emmanuel Mounier,
« la construction du personnage cache toujours l'échec de la
personne. » Et qui dit échec de la personne, dit « faille (s)», donc
moyen de contrôle. De Nicolas Sarkozy à Richard Descoings, on se trouve
ainsi curieusement face à deux personnages, extravertis, avides de
médiatisation, …. qui offrent, sans doute aucun, de ces « failles » bien
utiles pour s'assurer leur contrôle.
Sciences-Po : argent facile, réformes fictives et
absence de principes républicains
Ces « failles », cette « faiblesse »
fondamentale explique probablement comment une situation de dyarchie
familiale a pu être instaurée à la tête de Sciences-Po sans que la
Fondation nationale des Sciences Politiques ou l'Etat n'y trouvent à
redire, avec une directrice adjointe, Nadia Marik, devenue épouse, et
cerbère du directeur9.
Parallèlement, l'argent s'est mis à couler à flots dans les caisses de Sciences-Po, grassement doté par l'Etat10
et s'offrant aux sponsors bienveillants. Bien entendu, comme toujours
dans la France de Sarkozy, cet argent n’a pas été redistribué
équitablement. Les puissants l'ont capté tout en faisant augmenter
considérablement les droits d'entrée à l'IEP (plus de 9.000€/an et même
plus de 13.000€/an en masters11).
Le reste de la gestion est du même acabit : recours aux enseignants
vacataires, diminution des activités de recherche, décimation de la
quantité et de la qualité de la recherche sur l'Europe, côté bourses
étudiantes charité chrétienne en guise de politique d'équité, salaires
et bonus records pour les dirigeants y compris les membres des conseils
d'administration et les professeurs bien en cour. La justification de
Richard Descoings et Michel Pébereau sur ce dernier point: aux
Etats-Unis, c'est comme ça ! CQFD.
Copinage et coquinage allant généralement de pair, le petit monde
médiatique parisien, qui est en grande partie issu de Sciences-Po et
pour le reste dépend de ces intérêts financiers qui partagent les
objectifs des dirigeants de Sciences-Po sur la nécessaire
« américanisation » des futures élites du pays, a donc été mobilisé
depuis plusieurs années pour vendre le « miracle » Sciences-Po12.
Comme toute religion révélée, l'américanisme a besoin de tels miracles
pour accroître son influence. Selon la méthode Sarkozy, il s'est donc
agi pour le tandem Descoings/Pébereau de multiplier les « coups
médiatiques » destinés à « ringardiser » les caractéristiques
traditionnelles de Sciences-Po et à faire apparaître comme
« modernisation » tout ce qui pouvait les détruire. Le summum a bien
entendu été atteint avec l'opération dite de « démocratisation » de
Sciences-Po qui est en fait de la charité chrétienne13
présentée comme une politique de transformation politico-sociale.
Inspirée de la discrimination positive américaine, mais dont elle n'a ni
le volume, ni l'impératif légal. C'est de la poudre aux yeux car la
structure sociologique de Sciences-Po reste fondamentalement la même
depuis 1984 quand je siégeais au Conseil de Direction de l'IEP en tant
que représentant étudiant: 90% des élèves viennent de milieux sociaux
favorisés. Une vraie démocratisation impliquerait, non pas de se
focaliser sur l'origine géographique des élèves, mais sur l'origine
sociale et de se donner un objectif ambitieux de 50% par exemple de
diversification sociale. On en est loin car l'américanisation
aujourd'hui c'est d'abord le maintien d'une forte ségrégation sociale.
Au-delà de cette réforme-gadget, c'est toute la politique suivie depuis
une quinzaine d'années qui a conduit Sciences-Po à être une institution
en perdition comme je l'ai indiqué dans le titre de cet article.
Sciences-Po : une institution en perdition
L'institution n'a toujours pas réussi à
casser son statut de machine de reproduction sociale par excellence
(elle est de loin la pire des grandes écoles en la matière).
Elle a abandonné la voie qui s'ouvrait à elle au tournant des années
1990 de devenir l'un des pôles européens d'excellence dans les secteurs
qu'elle couvre (enseignement et recherche compris). A la place, elle a
choisi de se donner comme objectif d'atteindre la médiocrité d'un
établissement standard de la « World University Inc. », valant au
passage à son directeur le prix 2009 de la Carpette anglaise: « imposer
des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières
proposées, et pour correspondre en anglais avec le lycée français de
Madrid ». Dans la même veine, les professeurs russes du prestigieux
MGIMO à Moscou m'ont fait part de leur étonnement du fait que les
enseignants de Sciences-Po choisissaient de parler Anglais plutôt que
Français pour s'adresser à des étudiants russes ne parlant aucune des
deux langues, alors que la traduction en Français était disponible.
Comme l'a résumé l'un d'eux, « si même vous vous ne parlez plus votre langue, pourquoi devrions-nous faire l'effort de l'apprendre? ».
Loin du terme de « modernisation » chère aux thuriféraires médiatiques
du Sciences-Po du tandem Descoings/Pébereau, cela s'appelle en langage
républicain de la trahison de l'intérêt national et de la mission d'un
établissement public comme Sciences-Po.
Elle a trompé les étudiants sur les besoins linguistiques à venir et sur
ce qui sera une vraie plus-value personnelle et professionnelle en
matière linguistique. Dans un monde où d'autres langues s'imposent
rapidement comme incontournables (Chinois, Arabe, Portugais/Brésilien,
Espagnol au niveau global ; Allemand, Russe en intra-européen)14,
promouvoir le «tout-Anglais», c'est mentir aux étudiants sur leurs
besoins linguistiques à venir, en leur offrant donc un diplôme qui sera
très vite dévalué; le diplôme Sciences-Po Subprime. C'est le
cas d'ailleurs de la plupart des diplômes de la « World University
Inc. », ils se dévalorisent à la même vitesse que les Etats-Unis perdent
leur puissance15 ; c'est-à-dire de plus en plus vite.
Elle a organisé une corruption du fonctionnement du service public par
l'entrée de grandes quantités d'argent peu contrôlées et obéissant à des
processus de répartition opaques et inégalitaires privilégiant les
dirigeants et stimulant un système de vassalisation16.
Comme toujours, loin de créer une situation saine, cela a fragilisé la
situation de l'IEP qui est désormais largement endetté du fait d'une
politique d'expansion tous azimuts17. On retrouve bien là les banquiers.
Elle a mis en place une politique de contrôle des élèves, des
enseignants et du personnel administratif afin d'empêcher l'expression
de toute opinion dissidente au sein de Sciences-Po. Cette politique
d'encadrement de la liberté d'expression est sensible même dans les
débats avec de prestigieux invités qui ont toujours été (bien avant
l'actuelle équipe) une des spécificités de l'IEP. Une anecdote que m'a
racontée un diplomate allemand illustre très bien cette détestable
ambiance. Suite à son intervention à Sciences-Po devant les étudiants en
Octobre 2004, Joschka Fisher, alors Ministre allemand des Affaires
étrangères, est ressorti très en colère de la Rue St Guillaume en
exigeant de ses diplomates en poste à Paris qu' « ils ne lui fassent plus jamais un coup comme ça ».
Alors qu'il avait bien souligné qu'il voulait un débat spontané avec
les élèves de l'IEP, il s'était rapidement rendu-compte que toutes les
questions étaient filtrées par la direction18.
Sciences-Po: urgence d'une réforme radicale et nécessité d'une stratégie républicaine
En conclusion, et en opposition complète
avec les louanges médiatiques qui déferlent sur le Sciences-Po laissé
en héritage par Richard Descoings, il apparaît plus que nécessaire que
l'état entreprenne une réflexion poussée sur la nature de ses relations
avec le bloc IEP-Paris/Fondation nationale des Sciences-Politiques et
qu'il entame un audit poussé des dérives de ces dernières années tant en
terme de gestion financière que de gouvernance et de stratégie
internationale.
Il est bien évident que le directeur nommé par intérim, Hervé Crès,
précédemment directeur des études et donc membre éminent de la
gouvernance mise en question, doit être au plus vite remplacé par un
directeur nommé par le futur Président de la République avec pour mandat
de faire un bilan sans concession de l'état de l'IEP19,
de sortir l'IEP de son statut de composante de la « World University
Inc. » et de reconstruire une stratégie porteuse d'avenir conçue pour
une France au coeur de l'Euroland et de l'UE, et prêt à assumer son rôle
dans un monde où Chine, Brésil, Inde, Russie, … sont les puissances de
demain20.
Au vu des dérives financières, un fonctionnaire issu de la Cour des
Comptes et doté d'une bonne expérience européenne pourrait avoir le
profil adapté. Le rétablissement de la liberté d'expression au sein de
l'IEP comme de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, et le
soutien à une recherche dynamique sur l'Europe, plus que jamais
nécessaire avec l'accélération de l'intégration de l'Euroland, doivent
bien entendu faire partie des priorités. Le recentrage des échanges vers
l'Europe et les BRICS, tout en maintenant bien entendu quelques
partenariats utiles avec certaines grandes universités américaines, une
politique linguistique diversifiée imposant le Français et le
multilinguisme comme atouts de Sciences-Po, doivent être adoptés au plus
tard pour la rentrée 2013.
Enfin, et c'est essentiel, il est urgent de repenser la question de la
démocratisation de Sciences-Po Paris en y associant les IEP de province,
qui ont été sacrifiés au profit de Sciences-Po Paris ces dernières
années21,
et en se donnant des objectifs ambitieux (50% de diversité
sociologique), sans pour autant perdre ce qui fait la spécificité de
cette institution22.
C'est seulement à ces conditions que Sciences-PO (et la Fondation
Nationale des Sciences Politiques) justifieront leur place au sein du
dispositif des grands établissements français d'enseignement supérieur
et leurs coûts budgétaires importants. Sinon, il faudra démanteler la
Fondation et intégrer Sciences-Po Paris au réseau des IEP français sans
lui donner aucune position prééminente.
Je tiens à préciser, pour que les choses soient très claires, que je
n'ai personnellement aucune intention ni de donner des cours à
Sciences-Po, ni d'y occuper la moindre fonction. J'ai écrit ce texte car
en tant que diplômé 1984 de l'IEP-Paris, où pendant deux ans j'étais
élu étudiant à son Conseil de Direction, j'ai appris à aimer la maison
de la Rue St Guillaume, sans pour autant être aveugle à ses défauts
considérables. Et j'y ai rencontré des directeurs et responsables
pédagogiques et administratifs qui ne faisaient pas la « une » des
médias ; mais qui en revanche faisaient leur travail en respectant les
principes républicains et en se préoccupant autant de l'intérêt de leurs
étudiants que de celui du pays. C'est de ce type de dirigeants dont
Sciences-Po a un besoin vital aujourd'hui.
Franck Biancheri
Diplômé Sciences-Po 1984 (Section Service Public)
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Cette « affaire Descoings » permet donc de constater au passage que les médias français, contrairement à leurs engagements suite à l'affaire DSK, n'ont toujours pas entrepris de changer leurs habitudes d' « omerta » concernant les comportements privés à conséquences publiques des personnalités parisiennes. Ainsi comme le présente clairement le titre de l'article de Patrick Thévenin du magazine Tétu publié le 08/04/2012 par Rue89, Richard Descoings était « homo pour les puissants, hétéro pour les autres ». Une dichotomie très typique de l'époque Sarkozy dans laquelle de la fiscalité à la vérité il y a deux poids et deux mesures « selon que vous êtes puissants ou misérable », comme l'écrivait déjà La Fontaine. En l'occurrence, les milieux parisiens savent depuis longtemps que Guillaume Pepy, le président de la SNCF, n'est pas un « ami de la famille » mais l'amant de coeur de Richard Descoings. Son mariage en 2004 à sa directrice adjointe, Nadia Marik, en a surpris plus d'un qui l'ont souvent interprété comme une étape dans une stratégie d'entrée en politique avec notamment le poste de ministre de l'Education en ligne de mire. Je reviendrai plus tard sur la situation étonnante en terme de gestion d'une institution publique avec un tandem mari-femme comme directeur et directrice adjointe. Sur le fond, on ne peut que constater que la quasi-totalité des médias français a promu ces derniers jours une image personnelle de Richard Descoings très éloignée de la réalité et que, comme pour l'affaire DSK, il semblerait que ce soit la police new-yorkaise qui oblige tout ce petit monde médiatique français à dire la vérité au lieu de la taire. En l'occurrence, et la comparaison avec DSK s'arrête en effet là, j'ai du mal à comprendre pourquoi il était si important de cacher l'homosexualité de Richard Descoings. Dans notre pays, c'est un comportement qui n'est ni répréhensible, ni illégal, ni critiquable.
Dernière mise à jour : ( 12-04-2012 )