Les Echos.fr, 8 juin 2012
Hier confiants dans les personnes à qui nous décidions de confier la
traduction de nos courriers, négociations, contrats, notices ou
documentations, pouvons-nous le rester avec les outils de traduction
automatique ? Désormais quotidienne pour tous, la traduction pourrait
bien être un trou dans le filet I.E..
Quoi de plus simple qu’un copier-coller de texte vers un traducteur
automatique qui, même approximatif, facilite la tâche avant d’entrer en
réunion ou de prendre un coup de fil. Mais attention : à
l’approximation du texte reçu traduit, correspond la livraison d’un
texte parfaitement documenté dans la mémoire de l’ordinateur du
prestataire. Le geste n’est donc pas anodin. Il pourrait bien alimenter
le Big data ; et plus si affinité ! Un assureur que prospectait un
opérateur de traduction automatique gratuite, a ainsi appris que ses
cadres laissaient des traces de négociations sur le site du traducteur.
Le prestataire proposerait depuis lors, un système payant de traduction
sécurisé ; tout va bien. Lire la suite...