Marchand n.m. de voyages. Au fig., souvent péj.
De temps en temps, tous les cinquante aus à peu près, l’exotisme se déplace. Il s’annexe de nouveaux territoires. Il me semble que c’est le cas aujourd’hui. Les marchands de voyage complètent leurs catalogues : à côté de leur vieux soleils, de leurs noix de coco et de leurs équateurs fourbus, ils proposent des objets plus rares : des vents à vous glacer la barbe, du givre, des ice-bergs, des choses boréales (LGEP, p. 39).
Note 2 :
Les analogues français voyagiste, agence (agent) de voyages se sont bien répandus et peuvent s’employer sans l’appui de l’itération de tour-opérateur dans le texte. Pour le moment ils forment avec tour-opérateur des paradigmes synonymiques. Cf. deus dénominations des institutions professionnelles.
« C'est la première destination des Français après l'Espagne avec plus 1,5 million de personnes qui vont en Tunisie chaque année », explique à l'AFP Georges Colson, président du Syndicat national des agents de voyage (Snav) qui se veut rassurant. […]
L'Association des tour-opérateurs français [= Le Centre d’étude des tour-opérateurs – Ceto] suit également la situation avec attention et constate que « tout le monde fait partir ses clients » comme prévu, déclare son président René-Marc Chikli (E, 13.01.11).
Voyagiste a déjà dépassé le stade de juste référence facultative (cf. PR : « Recommandation officielle pour tour-opérateur »).
Agence (agent) de voyages ont complété leurs structures sémantiques par l’acception « entreprise ou propriétaire qui d’eux-mêmes organisent et commercialisent des voyages à forfait », absente des dictionnaires généraux
Les noms génériques agence, agent peuvent figurer dans des contextes actualisant le sens de voyagiste.
Ils [le capitaine Ellédocq et son commissaire de bord, Charley Bollinger] recevaient les heureux et privilégiés passagers d’un paquebot assez luxueux pour justifier le prix exorbitant de cette croisière. La notice placardée dans toutes les agences du monde, tous les ans depuis lustres à présent, était des plus prometteuses […]. (SFF, p. 9).
Note 3 :
Un impératif de stylistique française d’éliminer les redites pousse les usagers à employer des termes génériques, par exemple, professionnel du tourisme et son abrégé professinnel ce qui prépare leur emploi indépendant dans des contextes actualisant le sens de tout-opérateur / voygiste.
Il n’empêche que d’autres mots au sens large, notemment opérateur, acteur du tourisme s’emploient dans de pareils contextes
Avec cela, la structure sémantique d’opérateur se complète d’un sens qui n’est pas encore reflété par les dictionnaires de langue française.
À l’instar d’ agence (agent) de voyages, autocariste, transporteur, ayant complété leur sémantisme, peuvent remplacer tour-opérateur dans des contextes non-ambigus (V. les exemples du Paradigme ci-dessus).